Chronique des 7 habitudes des gens très efficaces de Stephen Covey

Les sept habitudes des gens très efficaces est la traduction littérale du livre The 7 habits of highly effective people de Stephen Covey. L’éditeur français a quant à lui choisi de le publier sous le titre Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent. Vous trouverez ci-dessous une chronique complète des 7 habitudes de Stephen Covey.

 

Phrase-résumée de « Les 7 habitudes des gens très efficaces » de Stephen Covey (Titre français : les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent) : 

Les personnes les plus efficaces ont une conception de la vie qui repose sur des principes fondamentaux profondément ancrés en elles : les traits communs de la réussite peuvent ainsi se décliner en 7 habitudes, regroupant chacune compétences, désir et connaissances, et qui permettant d’atteindre d’abord la « victoire privée » (l’indépendance), préalable nécessaire à la «victoire publique » (l’interdépendance).

Chronique et résumé de “The 7 habits of highly effective people” ou « Les 7 habitudes des gens très efficaces » :

En préambule, l’auteur, Stephen Covey, explique avoir fait une revue bibliographique des livres de développement personnel des deux derniers siècles avant de se lancer dans l’écriture de ce livre.Il considère le courant des 150 premières années, comme plus porteur, car allant de «l’intérieur vers l’extérieur ». Cette littérature considère qu’il existe des principes fondamentaux comme l’intégrité, l’humilité, la tempérance, la fidélité, le courage… Et que pour rencontrer le succès et être capable de ressentir un bonheur durable, il est nécessaire d’apprendre et d’intégrer ces principes au plus profond de notre moi intérieur. En lisant ce passage introductif, je me suis effectivement remémoré certains écrits d’Abraham Lincoln ou les livres de Napoleon Hill.

À l’opposé, le courant post – seconde guerre mondiale est plutôt basé sur des techniques, astuces, et attitudes conseillées. Il s’agit par exemple de la pensée positive ou des techniques d’amélioration des relations humaines. Ce courant allant quant à lui plutôt de «l’extérieur vers l’intérieur », l’auteur le considère comme n’étant finalement que de la «pommade » sur les maux. Il est donc trop superficiel pour servir de bible aux personnes les plus efficaces.

Les sept habitudes des personnes qui réussissent tout ce qu’elles entreprennent sont par conséquent plutôt inspirées du courant allant de l’intérieur vers l’extérieur.

Les trois premières habitudes des personnes les plus efficaces permettent d’être indépendant, par opposition à la masse qui est en majorité dépendante. C’est la victoire privée.

Ces habitudes de la victoire privée constituent un tremplin et un préalable nécessaire aux 3 habitudes suivantes, qui permettent d’atteindre l’interdépendance. L’interdépendance met en lumière des principes tels que l’intelligence collective (un groupe travaillant en synergie est plus intelligent que le plus intelligent de ses membres). C’est la victoire publique.

La victoire privée

Habitude 1 : Être proactif

Être proactif, c’est prendre sa vie en main et cesser d’être réactif. Un réactif va prendre ses décisions en fonction de circonstances extérieures, comme le miroir social. Face à un stimulus, un proactif aura pour réaction de faire ses choix en prenant ses décisions en indépendance, et en pleine conscience de ses valeurs profondes et de ses priorités.

Un proactif recherche des engagements. Par exemple, il fait une promesse et il la tient, il se fixe un but et essaie de le réaliser. Un réactif cherche des excuses. Là où le réactif va dire « si seulement », le proactif va dire « je vais ». À la place de « je dois », le proactif dira « je préfèrerais ». Le proactif aura aussi ses coups de mou, mais il saura se retrousser les manches pour chercher une meilleure alternative plutôt que de s’éterniser dans une phase de défaitisme, là où le réactif capitulerait quant à lui en pensant « ne rien pouvoir y changer ».

Cette différence entre réactif et proactif est mise en lumière en l’observant à travers le spectre du cercle de préoccupations et du cercle d’influence.

  • Le cercle de préoccupations est constitué de choses pour lesquelles nous gaspillons du temps alors que nous ne pouvons pas les influencer : la météo, le trafic routier, la santé de l’économie mondiale, ce qu’a dit tel politicien aujourd’hui, les flirts des célébrités. Ce sont les informations dont certains auteurs comme Tim Ferriss encouragent à se priver en prônant de faire une diète d’informations.
  • Le cercle d’influence rassemble quant à lui des éléments sur lesquels nous pouvons avoir un impact : comment nous travaillons, les amis que nous avons, là où nous vivons, comment nous employons notre temps, ce que nous apprenons, ce que nous faisons de notre argent.
    Les réactifs vont focaliser sur leur cercle de préoccupations et celui-ci va logiquement s’étendre, réduisant ainsi leur cercle d’influence. Les proactifs vont quant à eux s’occuper de leur cercle d’influence, qui va alors prendre de l’ampleur.

 

Approche reactive Stephen Cobey Approche reactive Stephen Cobey

C’est là où la magie opère, car un phénomène initialement contre-intuitif apparaît alors. Le réactif aurait en effet tendance à reprocher au proactif — pour avoir réduit son cercle de préoccupation — d’être égoïste ou autocentré. Pourtant, en réduisant son cercle de préoccupation, un proactif va dégager du temps et trouver la motivation pour réaliser des choses. Et il va ainsi être capable d’avoir de l’influence sur des choses pour lesquelles son seul choix était auparavant de se préoccuper. Cela peut être des articles ou livres qu’il écrit, des connaissances qu’il enseigne ou partage, des actions de bénévolat qu’il met en place, l’influence qu’il a sur d’autres l’ayant pris comme mentor pour créer leur business, etc.

Je peux ici me référer à mon expérience personnelle pour illustrer ce principe. En effet, je constatais que certaines personnes de mon entourage cherchaient à investir, mais s’y prenaient mal en cumulant des erreurs classiques. Pour écrire chacun de mes 2 livres, Construisez & Gérez votre patrimoine avec succès et Investir en bourse : styles gagnants, styles perdants, j’ai mis relativement peu de temps. Certes, parce que j’avais les concepts préalablement en tête, mais aussi parce que j’ai su réduire considérablement mon cercle de préoccupations pendant leur phase d’écriture pour être productif. Aujourd’hui, nombreux sont les lecteurs qui en retour m’expliquent avoir changé leur façon d’investir après leur lecture. En réduisant mon cercle de préoccupation, j’ai fini par avoir de l’influence sur quelque chose dont je ne pouvais avant que me préoccuper… Cela reste modeste et il y a surement domaine plus noble pour mettre en œuvre ce principe. Mais je vous assure que quand on l’a vu se réaliser, on a fortement envie de continuer à l’appliquer… 😉

Dans une approche plus globale, on peut comparer avec la figure ci-dessous empruntée à un blog ami (source : mrmoneymustache.com) les cercles d’influence et de préoccupations de débutant (en haut), puis après que l’individu a évolué et permis à son cercle d’influence de s’agrandir (en bas) :

Cercles d’influence et de préoccupation du débutant :

Cercles d’influence et de préoccupation niveau avancé :

En quelques mots, l’habitude 1 de Stephen Covey dit « c’est vous qui écrivez votre programme ».

Habitude 2 : Commencez avec la fin en tête.

Imaginez les funérailles d’un de vos amis proches. Imaginez que vous marchez pour vous installer dans l’assistance. Ressentez l’atmosphère ambiante. En fait, ce ne sont pas les funérailles d’un proche, ce sont les vôtres. Plusieurs personnes doivent effectuer un discours : un membre de votre famille proche (conjoint, enfants), un ami, un collègue, un membre d’une association dans laquelle vous êtes engagé.

Qu’aimeriez-vous que chacune de ces personnes dise sur vous ?

Commencer avec la fin en tête permet d’ancrer des principes fondamentaux en soi, pour vivre sa vie en lui donnant une direction et un sens, et prendre ses décisions avec sagesse.

Toutes les choses sont en effet créées deux fois. Une première fois mentalement (en utilisant son imagination et sa conscience), puis une seconde fois physiquement.

L’habitude 2 traite de cette création mentale, c’est le leadership. L’habitude 3 traitera quant à elle de la création physique, ce sera le management.

Le management, c’est en effet savoir faire (ou savoir motiver et organiser d’autres personnes pour faire) les choses correctement. On peut néanmoins être occupé — très occupé — à faire certaines choses correctement et se réveiller un matin en s’apercevant que l’échelle qu’on s’est ainsi employé à escalader était tout simplement appuyée sur le mauvais mur.

Le leadership (habitude 2), c’est s’assurer de faire les bonnes choses, c’est-à-dire vérifier en permanence que l’échelle est appuyée sur le bon mur. Commencer par cette habitude de création mentale permet d’arriver en terrain connu lors de la phase création physique.

Toutes les lois d’un pays sont passées à la moulinette de la Constitution, afin de vérifier qu’elles sont en conformité avec celle-ci. L’auteur conseille à chacun d’écrire sa Constitution personnelle (ou lettre de mission personnelle), afin de s’assurer régulièrement que notre comportement (par les actions que nous engageons, les décisions que nous prenons) est en conformité avec celle-ci.

L’idéal étant de décliner cette Constitution personnelle en rôles. Cette démarche permet d’avoir une vie centrée sur des principes qui sont les nôtres plutôt que de vivre celle-ci en fonction de critères extrinsèques. Il en ressort ainsi une vie équilibrée, par opposition à celle des gens qui centrent leur vie sur un seul facteur externe prédominant (ennemi, miroir social, avis des autres, travail…) au détriment d’autres.

Une vie centrée sur des principes permet d’accroître sa sagesse, son sentiment de sécurité, son pouvoir, et de lui donner une direction/un sens.

Une Constitution personnelle n’est pas quelque chose que l’on écrit en une heure. Cela nécessite une profonde introspection, une analyse minutieuse, des expressions choisies. Cela peut vous prendre plusieurs semaines et plusieurs réécritures pour arriver à une forme de lettre de mission personnelle qui vous convienne, c’est-à-dire que vous ressentirez comme l’expression interne de vos plus grandes valeurs et orientations. Stephen Covey donne plusieurs exemples de Constitution personnelle dans le livre. Mais puisque j’ai fait l’exercice, je vais vous faire partager mon expérience en vous livrant la mienne plutôt que de reprendre ces exemples.

Avant que vous la lisiez, je voudrais néanmoins apporter 3 précisions :

  • C’est un des points essentiels du livre. Je vous conseille de faire cet exercice. Attention, il va vous secouer un peu ! Mais vous ressentirez un sentiment de plénitude une fois que vous l’aurez accompli.
  • Ma Constitution personnelle telle que présentée est encore assez récente, sa rédaction ayant suivi ma lecture du livre. Elle n’est donc pas définitive, mais elle profite d’un travail d’introspection préalable initié grâce à la lecture de livres de développement personnel depuis 2-3ans.
  • Il y a certains rôles (père par exemple) que je n’ai pas encore, j’ai choisi néanmoins de mettre ma vision d’aujourd’hui en face.

Exemple : Constitution personnelle de Julien Delagrandanne
Ma mission est d’apprendre et de m’améliorer régulièrement, puis de faire levier sur ces acquis pour aider les autres à progresser, s’épanouir ou se réaliser. Le but recherché est que chacun éprouve ainsi (par l’utilisation de ses propres forces et vertus) un sentiment d’accomplissement personnel, voie vers un bonheur sain et durable.

Pour réaliser ma mission :

  • J’ai de l’initiative et fais preuve d’indépendance d’esprit : je suis l’acteur de ma vie plutôt que le spectateur.
  • Je suis intègre : je suis sincère et je tiens mes promesses. J’essaie d’être juste et je n’agis pas en opposition avec mes principes et valeurs profondes.
  • J’essaie d’associer plaisir (bénéfice immédiat) et sens (bénéfice futur) dans nombre de mes activités.
  • J’exerce un esprit critique tout en restant ouvert d’esprit : j’examine les choses sous plusieurs angles. Je sais prendre des décisions, mais suis capable de changer d’avis dans certains cas.
  • Je suis impactant et inspirant : j’essaie d’enseigner et de partager mon expérience. Ce que je fais fait une différence dans la vie d’autres personnes.
  • Je reste en dehors d’habitudes néfastes de type addictions.
  • L’argent est mon serviteur plutôt que je ne suis son esclave : je cherche à acquérir progressivement une indépendance financière, ma liberté croîtra ainsi et le temps que je peux potentiellement consacrer à ma mission avec. Je sais par ailleurs apprécier les plaisirs simples de la vie.
  • Je suis authentique et j’ai une carte de score intérieure et non extérieure : ma réussite ne se mesure par l’avis d’autrui, ou par tel titre acquis, mais plutôt par le fait d’avoir agi pour le mieux en accord avec mes principes et valeurs profondes ou par celui d’avoir réalisé des choses me tenant à cœur.
  • Dans les relations interpersonnelles (a minima celles que je choisis plutôt que subis), j’essaie de comprendre autrui , et notamment ses besoins et émotions profondes : je me rappelle que la phrase « traite les autres comme tu aimerais être traité » signifie moins « faire pour eux ce que j’aurais aimé qu’on fasse pour moi » que « les comprendre comme j’aimerais être profondément compris en tant qu’individu…et traité en fonction de cette compréhension ».

Ma mission se décline dans ces différents rôles :

Conjoint : je veille à entretenir avec ma compagne une relation équilibrée et enrichissante :

  • Je m’efforce de viser un équilibre entre dépendance et indépendance : nous devons d’une part être intimes et partager nos émotions profondes, et d’autre part chacun doit pouvoir s’épanouir en tant qu’individu. Je lui fais confiance et ne tombe pas dans les caricatures du « mec jaloux ».
  • Mon intérêt personnel s’étend jusqu’à inclure ma compagne, et j’essaie donc en permanence de maximiser le bonheur d’un ensemble nous incluant tous les deux : j’évite ainsi de tomber dans l’extrême de l’égocentrisme, ou dans l’extrême inverse du sacrifice permanent et à sens unique tout aussi destructeur à long terme. Notre soutien est mutuel dans les moments difficiles ou de doute.
  • Je veille à ce que nous ayons de nombreux moments de tendresse, de partage, et de communication privilégiée pour nous comprendre/connaître et nous faire comprendre/connaître. Notre complicité se renforce ainsi chaque jour et nous cultivons ainsi notre relation de sorte que 1+1 fassent 3, et que nous soyons ainsi tous les 2 plus heureux parce que nous sommes ensemble.

Père : J’essaie de partager des émotions positives avec mes enfants dès leur plus jeune âge pour qu’ils se construisent dessus. J’encourage mes enfants à explorer et découvrir, à apprendre et s’épanouir. Je laisse mes enfants se fixer leurs propres objectifs et les encourage à avoir assez de volonté pour les atteindre. Je valorise les différences entre mes enfants. Tout en fixant des limites structurantes, je garde un niveau de proximité élevé avec eux de sorte qu’ils sachent se tourner vers moi lorsqu’ils ont besoin d’écoute.

Ami : j’apprécie d’avoir un cercle d’amis privilégiés avec qui nous nous serrons les coudes. Je veille à entretenir les relations avec ceux-ci et je leur rends service avec plaisir si je le peux. Je réponds présent s’ils ont besoin de se confier ou de me demander conseil.

Salarié : je raisonne en mentalité d’abondance dans l’équipe que je dirige en partageant mon expérience sans hésitation. Pour confier des tâches à mes collaborateurs, je focalise plutôt sur le résultat attendu et leur laisse le choix de la méthode pour y parvenir.

Investisseur : ce rôle ne me conduit pas à spéculer déraisonnablement pour espérer gagner un pactole qui serait dépensé en choses futiles ou rutilantes, mais à investir intelligemment, en continuant toujours à apprendre, pour espérer à terme pouvoir « travailler où je veux, quand je veux, avec qui je veux ».

Écrivain et autres activités personnelles productives : j’utilise mes capacités de synthèses pour transmettre mes connaissances et mon expérience. J’essaie en parallèle d’apporter ma valeur ajoutée personnelle : faire découvrir à des personnes des domaines vers lesquels elles n’auraient pas été naturellement et susciter leur intérêt, écrire des livres en français pour compenser une absence (par exemple par comparaison avec ceux que les anglo-saxons ont à leur disposition) etc.

Développement personnel : je consacre de façon régulière du temps à des activités physiques (idéalement permettant l’état de flux), mentales (lectures), spirituelles, et sociales et émotionnelles (progression sur ma personnalité native d’introverti). J’entretiens ainsi mes connaissances, et ma connexion au monde et à sa compréhension.

Bien sûr, l’exemple ci-dessus n’est que l’adaptation à mon cas personnel, dépendant donc de ma propre personnalité, et c’est à chacun de faire un travail sur soi pour écrire sa propre Constitution personnelle. Une fois que vous serez arrivés à un résultat qui vous satisfait, cette Constitution personnelle pourra être revue chaque année, mais les modifications ne devraient être que mineures (avec les changements de circonstances, nouveaux apports etc…), et le corps général ne changer que par petites incrémentations. Après tout, en deux siècles, il n’y a pas eu tant d’amendements que ça à la Constitution des États-Unis !

Une fois écrite, il faudra qu’elle soit facilement accessible, pour que vous puissiez vous y reporter régulièrement : comme une loi est passée à la moulinette de la Constitution avant d’être promulguée, vous verrez alors ainsi si vos actions du moment sont bien en phase avec vos principes fondamentaux.

Cette Constitution personnelle de la même façon peut être déclinée pour des organisations. On pense intrinsèquement à des entreprises (efficace si et seulement si chaque niveau hiérarchique a pu participer à sa rédaction, et que celle-ci n’a pas été le seul apanage du top-management), mais l’auteur cite aussi l’exemple de Constitutions personnelles pour les familles. Une Constitution familiale affichée au mur du salon permet en effet de responsabiliser ses enfants, de faire comprendre à chacun les besoins des autres (et donc de ne négliger personne), et de créer ainsi une ambiance familiale impliquante et harmonieuse.

Idéalement, votre Constitution personnelle sera portative afin de pouvoir vous y référer n’importe quand, même par exemple lors d’un moment de méditation dans le bus. Ainsi, j’ai pour ma part enregistré la mienne sur Evernote…

En résumé, là où l’habitude 1 disait « soyez conscient que c’est vous qui écrivez le programme », l’habitude 2 des gens efficaces dit « écrivez le programme ».

Habitude 3 : Donner la priorité aux priorités.

L’habitude 3 correspond au management, c’est-à-dire à la création physique qui suit la création mentale de l’habitude 2.

Certes, si l’échelle est appuyée sur le mauvais mur, il importe peu de l’escalader correctement ou non. En revanche, lorsqu’elle est appuyée sur le bon mur, la réalisation peut faire toute la différence.

Ce n’est plus la conscience de soi de l’habitude 1, ou l’imagination et la conscience de l’habitude 2 qui sont ici mises en œuvre, mais la volonté d’indépendance. Celle-ci nous permet en effet jour par jour, décision après décision, d’agir en accord de nos principes. C’est pourquoi les habitudes décrites dans cette partie sont nécessairement séquentielles, le management ne peut que suivre le leadership.

Donner la priorité aux priorités, c’est en fait avoir le cadran 2 du diagramme ci-dessous (importance haute/urgence faible) le plus large possible dans la répartition de nos activités.

4 cadrans urgence importance

Les gens irresponsables ont un cadran 4 prédominant. Ceux qui sont consciencieux, mais raisonnement à court terme, sans vision, et au final « brassent du vent », ont un cadran 3 prédominant.

Contrairement à l’idée qu’on pourrait s’en faire, avoir en permanence un cadran 1 comme priorité n’est pas un signé d’efficacité, car cela revient en fait à faire en permanence du management de crise.

Les personnes les plus efficaces placent le cadran 2 comme priorité absolue. Elles ont certes également des activités de cadran 1, mais ce cadran 1 est comparativement beaucoup plus petit. En effet, donner la priorité au cadran 2 permet de travailler sur les racines, et constitue ainsi une action préventive à la survenance de situations de crises. On retrouve ainsi le principe de Pareto : 80% des résultats peuvent venir en effet de 20 % des activités. La réduction du cadran 1 ne sera cependant qu’une conséquence du focus mis sur le cadran 2. À l’origine du changement de paradigme, pour donner la priorité aux priorités, il faudra prendre sur le temps consacré aux cadrans 3 et 4 pour augmenter la surface du cadran 2.

Le management par le cadran 2 repose sur deux piliers :

  • Un équilibre entre votre production (P) et votre capacité de production (CP). C’est la fable de la poule aux œufs d’or : si vous n’entretenez pas votre capacité de production, votre production chutera. Comme une machine industrielle en surrégime verrait ses performances baisser avant sa fin de durée de vie théorique, un management par le cadran 2 ne focalise pas une uniquement sur votre P, mais aussi sur votre CP. Agir sur CP, c’est par exemple vous former, lire des livres pour vous ouvrir d’autres horizons. C’est aussi prendre le temps d’enseigner à votre enfant des principes en les lui expliquant, plutôt que de choisir face à une situation donnée des solutions plus faciles et moins chronophages (punition, céder à un caprice…).
  • Une planification hebdomadaire et par rôles (exemple de rôles : professionnel, mari, développement personnel, père) de vos activités. L’horizon de temps hebdomadaire est adapté à un management par le cadran 2 : l’horizon d’une journée serait trop court et nous inciterait trop à focaliser sur les cadrans urgents (1 et 3). La déclinaison par rôle a quant à elle un double avantage. D’une part, elle vous permet de vérifier que vos activités hebdomadaires sont en cohérence avec vos principes profonds écrits dans votre Constitution personnelle (et réciproquement cela vous permet de choisir des activités en cohérence avec vos principes lorsque vous programmez ex-ante vos activités hebdomadaires). D’autre part, cela assure que votre vie est réellement centrée sur des principes dans chacun de ses domaines et de ce fait équilibrée (i.e un rôle donné n’étouffe pas tous les autres).

Le management par le cadran 2 ainsi défini permet de mettre le focus en premier lieu sur les relations et les résultats, le focus sur le temps n’étant mis qu’en second lieu.

C’est aussi le cas lorsque vous devez déléguer une tâche : il est plus efficace de prendre le temps d’expliciter le résultat attendu que d’expliquer la méthode pour y arriver. Vous pouvez donner des pistes de méthodes, mais celle-ci doit rester au choix du délégataire qui sera jugé sur le résultat. Ainsi responsabilisé, il devrait être plus productif. Quant à vous, vous avez investi un peu plus de temps au départ, mais en gagnerez sur la durée. On est en fait déjà un peu ici dans le principe gagnant/gagnant appliqué à une relation interpersonnelle qui sera détaillé avec l’habitude 4.

Vous pourrez découvrir dans le livre nombre d’exemples pertinents de management par le cadran 2 que donne l’auteur, aussi bien dans un domaine professionnel, que dans le domaine personnel (vie familiale, relations de couple, avec ses enfants, etc.).

En résumé, là où l’habitude 1 disait « soyez conscient que c’est vous qui écrivez le programme », et l’habitude 2 « écrivez le programme », l’habitude 3 des gens qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent consiste à « lancer le programme ».

Partie 2 : La victoire publique

Le niveau d’interdépendance présenté dans cette partie 2 ne peut être atteint qu’une fois la victoire privée acquise. En effet, l’ingrédient le plus important que l’on met dans toute relation n’est pas ce que l’on fait ou ce que l’on dit, mais qui l’on est.

Dans une situation d’interdépendance, les œufs d’or (P) sont l’efficience, la synergie, les résultats créés par une communication ouverte et une interaction positive avec les autres. Pour avoir cela, nous devons prendre soin de la poule (CP) en créant des relations qui rendent cela possible, et en prenant soin de celles-ci.

Au sein de toute relation interpersonnelle, il existe un compte en banque émotionnel sur lequel sont constamment effectués des dépôts et des retraits. Ce compte en banque émotionnel représente le montant de confiance construite dans une relation. Il est le garant de la sensation de solidité que l’on ressent à l’égard d’un autre être humain.

Il y a 6 moyens d’effectuer ces dépôts sur ce compte en banque émotionnel :

  • Comprendre les individus,
  • Faire attention aux petites choses,
  • Tenir ses engagements et ses promesses,
  • Clarifier les attentes,
  • Démontrer une intégrité personnelle,
  • S’excuser sincèrement lorsqu’on a fait un retrait.

Les 3 habitudes de la victoire publique permettent de maintenir le montant de ces comptes en banque émotionnels à flot.

Dans une situation d’interdépendance, les problèmes de production (P), s’ils sont gérés en respectant les habitudes suivantes, créent des opportunités pour augmenter la capacité de production (CP).

Habitude 4 : Pensez gagnant/gagnant

Lorsque l’on a le sentiment de sortir gagnant d’une négociation alors que l’autre partie a perdu, on a en réalité également perdu, car la relation à long terme s’est dégradée.

Les personnes les plus efficaces essaient de penser « gagnant/gagnant ou pas de deal » en permanence. Cela va au-delà du simple compromis (qui consisterait par exemple à alterner les positions gagnant/perdant et perdant/gagnant pour arriver à un équilibre souvent qualifié abusivement par les 2 parties de gagnant/gagnant). Un compromis n’est qu’une alternative secondaire, surtout dans un environnement compétitif où la concurrence arrive à fonctionner en gagnant/gagnant. Dans une situation de compromis, 1+1 font en général 1 et demi.

Penser gagnant est un principe de leadership interpersonnel qui nécessite de la proactivité, la vision, et les qualités données par un leadership personnel centré sur des principes (sécurité, force, direction, sagesse).
L’habitude de penser gagnant/gagnant repose sur 5 dimensions :

  • La personnalité. Il faut avoir de l’intégrité, de la maturité (pour arriver à un équilibre entre courage et prise en considération), et une mentalité d’abondance.
  • Les relations : la clé ici est d’avoir su alimenter un montant élevé sur le compte en banque émotionnel, gage de confiance
  • Les accords : ils rendent explicites résultats désirés (pas les méthodes), l’orientation, les ressources, les standards d’évaluation de la performance, et les conséquences
  • Les systèmes : on ne peut pas rester gagnants/gagnants si un système récompense en mode gagnant/perdant. Entre personnes interdépendantes, il faut veiller à la coopération plutôt qu’à la compétition.
  • Les processus : on ne peut avoir un résultat gagnant/gagnant avec des moyens gagnants/perdants. Les habitudes 5 et 6 permettent de mettre les processus en mode gagnant/gagnant.

Il faut toujours essayer d’avoir cette habitude même face à des personnes qui raisonnent gagnant/perdant : c’est d’ailleurs dans cette situation que l’exercice est vraiment le plus difficile et nécessite préalablement la victoire privée.

Habitude 5 : Cherchez d’abord à comprendre, ensuite à être compris

Si vous voulez interagir correctement avec une personne, vous devez d’abord la comprendre. Que ce soit votre conjoint, enfant, patron, employé, vous ne pourrez pas l’influencer avec des doctrines basées sur des techniques : on n’influence pas en manipulant ou en dupant.

Votre seule chance est de comprendre le point de vue de cette personne, en tenant compte des propres cadres de référence de celle-ci.

La clé pour cela est de pratiquer l’écoute empathique, c’est-à-dire l’écoute avec l’intention de comprendre le besoin et le ressenti d’autrui.

C’est en fait diagnostiquer avant de prescrire. Vous fournirez ainsi à l’autre personne l’oxygène psychologique nécessaire pour qu’elle ne se sente plus étouffée. Quand ce besoin est comblé, vous pouvez alors commencer à vous concentrer sur la résolution des problèmes.
Et vous pourrez ainsi influencer cette personne. Le paradoxe est que ce que vous allez lui dire sera peut-être différent de ce que vous auriez dit sans l’écouter préalablement. Pour pouvoir influencer, il faut avoir su être influençable auparavant : c’est une habitude non-triviale qui se situe au cœur de notre cercle d’influence (cf. habitude 1).

Habitude 6 : Utilisez la synergie

La synergie est l’essence d’un leadership centré sur les principes, d’un style parental basé sur les principes etc… Toutes les habitudes que nous avons vues précédemment nous ont préparé à créer le socle rendant cette synergie possible.

Qu’est-ce que la synergie ? Définie simplement, cela signifie que le tout est meilleur que la somme des parties :

  • Dans un couple qui raisonne en synergie, 1+1 font 3.
  • Dans un groupe de travail, le principe de l’intelligence collective montre que le groupe est plus intelligent que le plus intelligent de ses membres : nous n’aurions par exemple jamais fait circuler de TGV sans cela…

Comment créer de la synergie ? Dans une situation d’interdépendance, être ouvert, exprimer vos idées, vos ressentis, vos expériences va créer un contexte encourageant les autres à être ouverts à leur tour, rendant possible la synergie.

La synergie, c’est à la fois :

  • Valoriser les différences. Deux personnes peuvent être en désaccord et avoir raison toutes les deux : elles voient cette même chose différemment simplement parce qu’elles ne sont pas conditionnées par les mêmes paradigmes. Si vous ne voyez que deux alternatives, la vôtre et la fausse, vous ne pourrez pas trouver une troisième fois mettant en œuvre la synergie.
  • Construire sur les forces.

La façon dont un couple élève un enfant peut être un bel exemple de synergie.
La clé de cette synergie interpersonnelle est la synergie intrapersonnelle. Le cœur de la synergie intrapersonnelle réside dans les 3 premières habitudes qui nous donnent la sécurité intérieure suffisante pour être prêt à prendre le risque de se montrer ouvert et vulnérable. En internalisant ces principes, on peut alors développer la mentalité d’abondance gagnant/gagnant de l’habitude 4 et l’authenticité de l’habitude 5. L’effet de levier permis par la synergie devient alors à notre portée.

Partie 3

Habitude 7 : Aiguisez la faux

L’habitude 7 consiste à préserver et améliorer le meilleur actif que vous avez, c’est-à-dire vous-mêmes. Il s’agit typiquement une activité de cadran 2, et cet investissement sur nous-mêmes est le meilleur que nous puissions faire. C’est le garant de l’équilibre entre notre production (P) et notre capacité de production (CP) qui nous permettra de vivre pleinement les 6 autres habitudes.

Cette habitude se décline sur 4 plans qui doivent rester équilibrés entre eux :

  • Physique : sport, nutrition, management du stress.
  • Mental : visualiser, planifier (travail de l’imagination), lire (continuer à apprendre), écrire (aiguiser l’habilité à penser et raisonner),
  • Spirituel : clarification des valeurs, engagement, méditation. C’est là qu’une revue régulière de notre Constitution personnelle peut être utile. Ce regard pris sur notre situation personnelle peut nous aider à nous renouveler, nous rafraichir, ou à prendre du recul sur des évènements de seconde importance.
  • Social et émotionnel : rendre des services, faire preuve d’empathie, rechercher la synergie.

Les 3 premiers domaines sont liés à la vision personnelle, au leadership et au management et relèvent donc des habitudes 1 à 3. Il s’agit principalement de s’obliger à se réserver du temps à cela, par exemple 1 heure par jour alternée entre chacun des 3 domaines.

Le dernier domaine relève du leadership interpersonnel, de la communication empathique, et de la coopération créative et par conséquent des habitudes 4 à 6. Contrairement aux 3 premiers, il ne nécessite pas de se réserver du temps spécifique, mais peut être pratiqué au quotidien dans nos interactions avec autrui. Il nécessite néanmoins de la pratique et un vrai investissement de notre part. Il provient de la pratique successive des habitudes 4 à 6, qui sont plus affaire d’émotion que problématique d’intelligence. C’est pourquoi vous devez pour cela vous sentir serein, en sécurité émotionnelle. Si vous vous sentez en insécurité émotionnelle, la pratique des habitudes 4 à 6 ne tardera pas à devenir très menaçante. Ainsi, la victoire personnelle, en ayant intégré des principes permettant une vie d’intégrité, est alors un préalable : vos émotions ne doivent pas dépendre de facteurs extrinsèques, mais bien de vos valeurs profondes.

Cette habitude 7 englobe toutes les autres, et un renouvellement dans une de ces 4 dimensions est profondément synergique. En effet, vous renouveler dans une de ces 4 dimensions améliore votre capacité au minimum dans l’une des 7 habitudes des gens très efficaces :

  • la dimension physique, par les mécanismes de conscience de soi et de proactivité, renforce les aptitudes de l’habitude 1.
  • La dimension spirituelle renforce votre leadership personnel (habitude 2) : elle entretient votre imagination et votre conscience, et par suite votre capacité à vivre en fonction de principes corrects.
  • La dimension mentale renforce votre management personnel (habitude 3). Vous forcez votre esprit à reconnaitre les vertus d’activités de cadran 2. Vous améliorez vos capacités à penser, à créer, à apprendre, et à vous adapter. Vous pouvez même voir votre sentiment de sécurité renforcée (par exemple, sur le plan financier, cela peut être de moins assimiler votre sentiment d’indépendance financière au montant de votre patrimoine, et de plus l’associer à votre pouvoir de créer de la valeur – c’est-à-dire à quelque chose d’intrinsèque)
  • En consacrant une heure par jour à l’une de ces 3 dimensions, vous accédez à une victoire privée quotidienne. Et comme nous l’avons vu, la victoire privée constitue les fondations permettant d’utiliser votre cercle d’influence dans les situations d’interdépendance pour atteindre la victoire publique au quotidien.

Par ailleurs, même si les habitudes sont séquentielles, augmenter votre potentiel dans l’une d’entre elles augmente de façon synergique votre aptitude à vivre les autres. Plus vous êtes proactif (habitude 1), plus vous pouvez exercer avec efficacité le leadership personnel (habitude 2) ou le management personnel (habitude 3). Plus efficacement vous managez votre vie (habitude 3), plus vous pouvez effectuer d’activités typées cadran 2 vous permettant de vous renouveler (habitude 7). Le plus vous essayez d’abord de comprendre (habitude 5), le mieux vous êtes armé pour mettre en place des solutions gagnant/gagnant et synergiques (habitudes 4 et 6).

Conclusion de Julien Delagrandanne sur “The 7 habits of Highly effective people” :

J’ai lu un certain nombre de livres de développement personnel sur le thème de la productivité et de l’efficacité.

Celui de Stephen R Covey me semble sortir du lot et présenter un double avantage. D’une part, on y retrouve d’une façon synthétique quasiment tous les concepts principaux des thématiques proactivité/productivité/efficacité/réussite : beaucoup d’anciennes lectures me sont ainsi revenues en tête. D’autre part, alors que les livres américains sont en général remplis de concepts forts mais écrits un peu « fouillis », celui-ci est très structuré avec un plan clair et logique et se rapproche ainsi des habitudes françaises sur ce point.

Le livre va d’ailleurs plus loin que son titre et au-delà de simple efficacité, en abordant les relations, le fait de trouver de sens aux choses que l’on fait etc. La première édition date de 1989 et ce n’est sans doute pas un hasard si dans la préface de l’édition de 2004, on trouve moult témoignages d’influence : d’auteurs orientés PNL comme Anthony Robbins, à des PDG d’entreprises, en passant par des auteurs orientés psychologie positive et bonheur. En un sens, ce livre est un peu aux confins des différentes thématiques abordés dans le développement personnel : en serait-ce en quelque sorte l’ancien testament ? Je lui accorderai bien cette place car je le mets dans mon Top3 de mes livres de non-fiction préférés (ma personnalité d’INTJ y est peut-être pour quelque chose, car ceux-ci sont connus pour apprécier particulièrement ce livre… 😉 ) , et j’attribuerai alors le rôle de Nouveau Testament à Steve Pavlina pour son Personal Development for Smart People.

J’appliquais déjà les grands principes de la victoire privée, ceux-ci étant très en phase avec mon type de personnalité, celle-ci étant intuitive et sensiblement marquée par l’indépendance d’esprit et le désir d’efficacité. Sans appliquer ces principes de la victoire privée, certaines des choses que j’ai réalisées n’auraient sans doute pas été possibles, par exemple l’écriture de mes livres.

Néanmoins, même en restant dans cette partie sur la victoire privée, certaines astuces comme le fait de m’efforcer à coucher sur papier ma Constitution personnelle et de la décliner en différents rôles m’ont beaucoup apporté. J’apprécie d’ailleurs fortement de pouvoir la consulter lors de phases régulières de prise de recul.

Le fait d’avoir obtenu des résultats en appliquant les méthodes de la victoire privée décrites dans le livre m’incite à donner du crédit aux dires de Stephen Covey et aux 7 habitudes qu’il attribue aux gens très efficaces ou à ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent. La découverte de sa conceptualisation des habitudes de la victoire publique m’a permis de commencer à franchir une nouvelle marche, et m’a surtout montré la voie à suivre pour parcourir le chemin restant.

J’ai par ailleurs beaucoup apprécié que l’auteur ne se contente pas du domaine professionnel dans ses exemples de mise en application, mais étende le scope au domaine personnel et familial.

En résumé, le livre répond bien à son titre et devrait satisfaire les lecteurs qui aiment chercher à être efficaces dans tous les domaines de leur vie. Par ailleurs, dans une Société où la question de la responsabilité se pose de plus en plus, où de plus en plus d’individus ont un avis sur tout mais ne se sentent responsables de rien (ou sont prompts à attribuer la faute aux autres), il peut constituer une bouffée d’oxygène.

Points forts :

  • Livre synthétique et structuré avec logique. Si on veut se rafraichir la mémoire quelque temps après la lecture, il est donc aisé de se reporter à certains passages particuliers.
  • Des concepts illustratifs (outils, astuces) forts associés à chaque habitude : cercle d’influence, Constitution personnelle, planning hebdomadaire par rôle, etc.,
  • Livre qui peut aider à nous améliorer en nous faisant changer certains des paradigmes qui nous freinent. Chaque chapitre consacré à une habitude se termine d’ailleurs par une petite liste d’exercices.
  • Il peut apporter quelque chose à chacun, l’initié aux livres de développement personnel comme le non-initié. Il va bien au-delà de son titre et ne parle pas que d’efficacité, mais peut constituer une véritable base de développement personnel.
  • Les exemples utilisés.

Points faibles :

  • Une version française intitulée « les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent » existe, mais elle est malheureusement moins complète que la version en langue anglaise. En particulier, certains exemples qui apportaient beaucoup dans la version américaine ont été coupés. C’est d’ailleurs pourquoi je me suis appuyé sur la version américaine pour réaliser cette chronique.
  • Les chapitres introductifs, avant d’entrer dans le vif du sujet avec la première habitude, manquent un peu de concision.

La note de Julien Delagrandanne du blog Mes investissements :

19/20

Version anglaise :
Version Française :
Chronique des 7 habitudes des gens très efficaces de Stephen Covey
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One thought on “Chronique des 7 habitudes des gens très efficaces de Stephen Covey

  1. l'gevingey
    Bonjour Julien,

    Très intéressant tout ça… mais attention au classique piège de ce genre d’ouvrage (ça marche aussi avec psychologie magazine ^^) : il faut que ça soit une piste, parmi d’autres, de réflexion, pas une réflexion à part entière, encore moins une feuille de route de la pensée.
    Car sans recul, et suivit comme ont suit « un gourou qui a la bonne parole et qui vous veut du bien », tout ceci peut devenir bien « psychotant », et avoir des conséquences désastreuses pour soi et pour les relations, à force de complexification. A l’image du conseiller en com’ qui ne se rend plus compte qu’il passe à côté de l’essentiel à force de techniques : la communication (au sens premier).

    Très bon ouvrage donc, mais à ne confier qu’à ceux qui auront au préalable déjà saisi un tant soit peu ces choses, mais les ayant depuis un peu dépassé pour avoir voulu les simplifier…
    ou à ceux qui n’auront aucune notion de relations humaine et connaissance de soi : mais je crois que pour ceux-ci, un simple livre n’y pourra plus rien! ^^

    merci Julien une fois de plus pour cet excellent article!

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