L’Investisseur Français, bilan de performance après 2 ans

J’avais publié sur le blog il y a un peu plus de 2 ans mon Avis sur L’Investisseur Français. J’avais attendu d’avoir essayé leur service plusieurs mois avant de vous faire part de mon expérience. Au final, l’avis s’était révélé positif sur leur offre.

Aujourd’hui, je suis en mesure de vous faire un retour sur un autre aspect : le bilan des investissements que l’investisseur français m’a inspirés. J’en profiterai également pour vous présenter au passage les nouveautés dans le service proposé.

Pour rappel, ou pour ceux qui ne connaissent pas encore, L’Investisseur Français est un groupe de 4 investisseurs qui adoptent un style d’investissement résolument Value. Ils recherchent des entreprises décotées, dont le cours est inférieur à la valeur intrinsèque, ce qui crée une marge de sécurité. Bref, ils appliquent concrètement l’un des styles gagnants que j’exposais  dans Investir en bourse : styles gagnants, styles perdants. Pour ceux qui sont attirés par ce style, mais souhaitent faute de temps ou de compétences suffisantes sous-traiter le fastidieux travail d’analyses consistant à retourner de multiples pierres pour trouver un diamant, le service qu’ils proposent est une bonne piste.

Bilan de mon sous-portefeuille inspiré par L’Investisseur Français (IF)

Pour faire cela, j’isole de mon portefeuille personnel total les positions découvertes grâce à / ou prises sous influence de L’Investisseur Français (IF en abrégé).

Pour des raisons de déontologiques évidentes, parmi celles où j’ai suivi l’IF, je ne vais rapporter ici que des positions fermées (aujourd’hui sorties du portefeuille), ainsi que celles sur lesquelles l’Investisseur Français a publiquement communiqué. J’ai vérifié qu’en incluant les valeurs encore confidentielles que j’ai achetées, cela ne changerait pas fondamentalement la performance et le message qui en résulte.

Résultats investisseur françaisNB : pour lever toute ambiguïté au cas où ce ne soit pas clair, je ne rapporte pas ici la portefeuille de L’investisseur Français ou de l’un de ses auteurs, mais bien celles parmi leurs idées que j’ai personnellement choisi d’intégrer à mon propre portefeuille, en ne retenant pour l’exposé que les positions qui ont aujourd’hui perdu leur caractère confidentiel.

Un bilan positif avec de très bonnes trouvailles, mais une communication optimiste qui leur a fait un peu de contrepublicité…jusqu’ici.

On voit que le bilan est intéressant et la performance en résultant plutôt flatteuse. L’analyse de Linedata a fini de me convaincre, je l’ai achetée au bon moment, la performance aurait même pu être à trois chiffres si je ne l’avais pas vendue un peu trop tôt. Quant à Lojack, et Balda, ce sont 2 entreprises dont je n’aurais jamais entendu parler sans L’Investisseur Français !

Leur erreur vue d’aujourd’hui (pas forcément définitive car la position n’est pas encore soldée) a été d’avoir une communication plus insistante sur la position qui n’a jusque-là pas fonctionné, à savoir Sears, et ce, y compris de façon publique pour les non-abonnés. Ce qui leur a coûté quelques réactions de dénigrement, souvent de gens qui n’ont pas réellement essayé leur offre…

On ne peut pas tirer de conclusion définitive sur la position Sears car l’histoire n’est pas finie, mais on voit dans le tableau ci-dessus que même si cette dernière était soldée au cours déprimé actuel, la performance globale resterait intéressante. De plus, d’autres entreprises sur lesquelles je suis investi ont des caractéristiques intéressantes et ont bien performé jusque-là, mais je ne peux pas les révéler publiquement car elles sont encore présentes dans les portefeuilles des auteurs et n’ont été jusque-là communiquées qu’aux abonnés.

Des gens qui savent se remettre en cause, et un site qui ne cesse de s’améliorer.

  • L’Investisseur Français a reconnu que sa communication a été maladroite un moment donné (trop insistant sur Sears).
  • Les clients ont souhaité que les auteurs produisent plus d’analyses. Avant, les auteurs rédigeaient systématiquement des analyses longues et très complètes, à vocation pédagogique, y compris pour conclure que l’opportunité n’existait pas. Aujourd’hui, les auteurs ont su se remettre en cause et écouter les désirs des abonnés et la partie Analyses d’opportunités a été séparée de la partie Formations. Résultat :
  •  
    • Les analyses sont plus concises et il y en a davantage (dont plus de 25 opportunités d’achat identifiées depuis le début de l’année). Par exemple, l’Investisseur Français a entrepris de balayer toute la cote française par ordre alphabétique de A à Z depuis septembre 2016. Intéressant pour remplir un PEA 😉
    • Une partie formation a été créée sur le site et s’enrichit d’un nouveau modèle chaque semaine. Elle est divisée en 2 niveaux : Novice, et Investisseur débutant.
  • Un nouvel abonné aujourd’hui profite directement d’une base de données de plus de 2 ans de travail, qui continue d’être enrichie au fil des nouvelles analyses. Tout ça pour dire en gros que celui qui s’abonne pour la 1ère fois aujourd’hui en aura du coup plus pour son argent que celui qui s’est abonné au lancement du site.

La copie d’écran ci-dessous, où j’ai flouté les entreprises analysées, témoigne bien de la nouvelle densité de contenu et du rythme intense de publication.

 

Analyses de l'investisseur françaisPour vous faire une première idée des services proposés, vous pouvez voir :

Verdict : je renouvelle mon abonnement.

Voilà la façon dont j’utilise L’Investisseur Français. Je ne réplique par leur portefeuille à l’identique, mais je passe leurs idées également à mon propre filtre personnel. L’investisseur français utilise une démarche value sérieuse, ce qui les distingue des offres des margoulins qu’on croise parfois sur des blogs. Mais personne n’est à l’abri de faire une erreur, il faut donc garder votre esprit critique, puisqu’au final vous êtes seul responsable de vos investissements et celui qui en assumera les conséquences au 1er chef.

D’une part, l’IF me sert pour faire des analyses de Sociétés que je n’aurais pas le temps de faire, à la fois pour donner des idées investissements, mais également pour lever des loups sur les fausses bonnes idées à la mode du moment. D’autre part, l’investisseur français me permet de découvrir des entreprises ou opportunités dont je n’aurais jamais entendu parler sans eux.

Je n’utilise pas pour ma part la partie Formation mais la taille de mon portefeuille me permet d’amortir le prix de la prestation premium (99 €/mois TTC) , qui reste donc pour moi raisonnable (en pourcentage du montant du portefeuille) en utilisant les seules analyses. Je commence à avoir un également un background solide en bourse. Toutefois, un investisseur avec un portefeuille de taille plus modeste que le mien aurait intérêt à profiter en sus des modules de formation, qui sont très bien conçus et permettront aux investisseurs qui en ont besoin de véritablement franchir un pas dans leur apprentissage en bourse. Ainsi, pour les lecteurs de mon livre, leurs modules de formation peuvent être vus comme l’application pratique à des cas concrets de la théorie.

Après 2 ans d’utilisation, même s’il y a eu quelques plâtres à essuyer comme dans toutes nouveautés, la démarche me parait toujours honnête, et les auteurs continuent à chercher à améliorer leur service en permanence. Le produit s’est amélioré par rapport aux débuts et je reste satisfait du service proposé. Le coût n’est pas négligeable, mais le service est premium et sans équivalent parmi ce que l’on peut trouver ailleurs (l’investissement value n’est en effet pas si à la mode que ça, à tort bien sûr !).

Mon abonnement prenant fin début 2017, je vais donc me faire un cadeau de Noël en le reconduisant pour un an.

Pour les plus petits portefeuilles qui n’auraient qu’un PEA, l’IF propose actuellement un abonnement « cote française » à 150 €/an. Cette offre étant en test, il n’est pas sûr qu’elle continue d’être proposée (mais ceux qui s’abonnent aujourd’hui garderont le bénéfice de la prestation quoi qu’il arrive).

Code promotionnel de réduction

Si vous voulez vous prendre aussi un abonnement à la formule intégrale, vous aurez une réduction de 12%  en indiquant le Code Promo « PartenaireIF »  et en utilisant ce lien. (cliquez sur découvrir l’IF ensuite).

Pour appliquer ce code promo, il vous suffit de cliquer sur « Identifiez-vous ici » près de « renouvellement d’abonnement ?» sur la page de commande (qui apparaît juste après avoir cliqué sur « s’abonner »).

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12 thoughts on “L’Investisseur Français, bilan de performance après 2 ans

  1. Fabrice

    Je me suis beaucoup formé cette année (y compris avec ton livre percutant et efficace style gagnant style perdant) avant de me lancer à la fin du mois d’octobre.
    Je veux veux éviter de précipiter mes choix et c’est un de mes travers de débutant qui peut vite ressortir… Je pense donc bientôt adhérer à l’investisseur français car tu n’es pas le premier à en dire du bien,ne serait-ce que pour les modules de formation.

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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur

      Ils sont en train de modifier un peu leur offre et l’ont annoncé ces derniers jours : ça reste une start-up et un business qui logiquement se cherche un peu…
      Pour être honnête et transparent, j’avais pour ma part quand même une préférence pour l’ancienne formule.
      A toi de voir, ça reste un produit qui est intéressant quand au delà de vouloir recopier « bêtement » un portefeuille, on veut se former : on prend alors les analyses comme autant d’études de cas. Il y a en sus des modules de formation présents dans leur base de données.
      Si tu franchis le pas, n’oublie pas d’utiliser le code promo mentionné dans mon article, ça allège la facture de 12%.

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  2. Louis
    Avec Sears, ils ont dû perdre pas mal de clients en plus de leurs fonds personnels. Ils se sont complètement plantés. Tout le monde fait des erreurs mais à ce point là, cela jette une ombre sur le reste.
    Honnêtement, il n’est pas trop dur de gagner quand le marché est haussier plusieurs années de suite (portefeuille débuté en 2011 comme par hasard). Le vrai test sera le prochain krach.

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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur
      Bonjour Louis,

      Effectivement, il serait malhonnête de ne pas reconnaître que vu d’aujourd’hui Sears est le gros loupé de l’histoire, d’autant que le cous de Sears a encore plongé depuis le moment où j’ai écrit cet article il y a 3 mois. Ce loupé a été renforcé par le fait qu’ils ont presque fait un all-in en matière de communication sur Sears. Et ont donc joué leur réputation sur ce dossier. Ce qui a pu inciter certains abonnés à prendre une ligne Sears surdimensionnée en taille par rapport à ce qui était raisonnable sur un dossier aussi complexe.

      Et c’est dommage car à côté il y a eu pas mal de trouvailles beaucoup moins médiatiques, mais très intéressantes.

      Effectivement, cela a du couter quelques abonnées, ce qui les a obligé à repenser leur offre. Plus d’analyses en nombre, mais un seul gestionnaire et un seul portefeuille suivi, contrairement à l’esprit « club d’investisseurs value » des débuts. Dommage à mon sens.

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  3. Louis

    Voilà on se rapproche de la fin. J’espère que vous n’avez trop investi dans cette affaire.

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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur
      Si vos parlez de Sears et de l’annonce d’aujourd’hui 22/03/17 (qui ne sont rien de nouveau), mon sizing était raisonnable et j’ai géré activement la position (vente des spins-offs quand ils étaient bien valorisés, quelques allers-retours sur une partie de la position, un peu d’ options) . Pour vous faire une idée, si je n’avais jamais investi dans Sears, en termes de performance de mon portefeuille actions, mon TRI calculé sur le long terme serait supérieur de 1% à ce que j’ai actuellement.

      Mais bon, même s’il n’y a pas de quoi être béatement optimiste, attendons quand même la fin de l’histoire qui n’est pas encore tout à fait finie. Les annonces eu jour n’étant que des titres de presse, et ne changeant pas grand chose. Avec Sears c’est classiquement -10% un jour, + 10 % le lendemain (les premiers ayant pour l’instant été certes + fréquents que les 2nd).
      Donc peut-être -10% aujourd’hui pour +10% demain…

      Comme je le dis à ce prix là (moins de 8 $), si on me mettait un flingue sur la tempe pour m’obliger à initier une position sur Sears et qu’on me laissait que le choix entre être long ou short, je choisirai d’être long (peut-être plutôt via des call histoire de risquer moins au cas où ça tourne mal)

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  4. steve
    Ca fait tres amateur de tomber en amour avec un titre qui brule autant de cash année apres année et défendre leur investissement avec conviction sur toutes les tribunes .J’ai été abonné une année a IF et le cout de l’abonnement est prohibitif et ne vaut pas le prix (1200 euro /an) heureusement je n’ai pas embarqué dans sears.pour moi ca ne fesait aucun sens et oui ils perdent de la crédibilité avec sears mais combiens de pauvre les ont immités?. en investissant 100 000 $ au hasard dans 10 ou 20 sociétés du s&p 500 debut 2011 nous aurions fait un excellent rendement nous aussi donc faut pas s’en faire accroire.Je suis abonné a une lettre financiere ( cote100 )depuis 6 ans avec portefeuille et suivie des titres en portefeuille et analyse de titres ,réponse aux questions pour une fraction de IF. 80$/an . fait par des profesionels de 25 -30 ans de métier , faut vraiment rire du monde ou se croire mieux que tout le monde pour demander 1200 euro /an . sears n’est pas leur seul erreur,oui il est normal de faire de mauvais coup mais pas de cette maniere ,c’est de l’amateurisme.
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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur
      Si Sears pouvait être vu de l’époque comme un investissement qui se défendait sur une position raisonnable du portefeuille, il faut reconnaître que leur communication trop concentrée autour de cette position a entraîné des abonnés novices à adopter un sizing trop important sur cette position.

      Quant aux lettres d’investissement, une analyse de la performance depuis 2011 ne me semble pas pertinente. Non seulement le marché n’a été que quasiment haussier, mais il faut veiller à ne pas confondre méthode et résultat (une bonne méthode à long terme peut donner ponctuellement de bons résultats et inversement) comme l’explique très bien Nassim Taleb dans le hasard sauvage. Par exemple, autant j’attache de l’importance à mon performance calculée depuis 2006 (la période inclut des marchés baissiers, haussiers, une bulle, un krach), autant celle calculée depuis 2011 n’a pas grand sens (même si j’aimerais qu’elle en est pour savoir si ma gestion s’améliore ou pas en comparant ma performance sur les 5 dernières années à celle sur les 5 années précédentes…).

      A mon sens, sur les lettres d’investissement en France, indépendamment des résultats, seulement 2 ont comme mantra une méthode gagnante sur le long terme :

    2. L’investisseur français, avec ses avantages (qu’il ne faut pas oublier), son erreur passée sur Sears, et son inconvénient de prix élevé qui favorise soit ceux qui ont un portefeuille important soit ceux qui veulent en profiter pour se former comme expliqué dans l’article.
    3. Les daubasses, beaucoup moins chères, avec une approche pure Benjamin Graham et un portefeuille très diversifié purement quantitatif. Mais qui peut rebuter les investisseurs qui ont « psychologiquement besoin » d’avoir une part de qualitatif dans leurs analyses.
    4. Bref à chacun de se faire son idée…
      Pour ma part, j’ai simplement donné mon avis dans l’article, pense que l’investisseur français a su se remettre en cause, et sera bénéfique à un certain public (et à un certain public seulement), que j’espère avoir assez bien décrit dans l’article pour qu’il sache se reconnaitre.

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  5. Francois
    Bonjour Julien,

    Tout d’abord merci pour votre article concernant l’IF. J’ai été moi-même abonné l’an dernier mais je ne le suis plus actuellement. D’après ce que je crois savoir, l’équipe de l’IF s’est séparée en Décembre et il ne reste plus que le fondateur Serge Belinski sur la partie contenu avec un nouvel associé qui est je crois un investisseur en startup qui s’occupe de la gestion de l’IF en tant que société.
    Il me semble que leur offre est en complète refonte avec notamment la réalisation d’un « screening » de la côte française en terme d’analyse.
    J’ai fait grâce à l’IF de bon investissements et j’aimais beaucoup le principe d’avoir affaire avec une équipe d’investisseurs/analystes car je trouve que la discussion entre des opinions diverses est source de valeur. Même si Serge me semble un excellent analyste, je suis beaucoup moins motivé pour acheter les analyses d’une seule personne. J’aimerai beaucoup avoir votre retour en tant que client depuis le début de 2017.

    En vous remerciant par avance

    François

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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur
      Bonjour François,

      J’ai été également déçu comme vous au moment de la refonte de l’offre, car j’appréciais le fait que soient proposés plusieurs styles de gestion. De mon côté, j’aimais particulièrement celui d’Etienne.

      Mais finalement, une fois cette déception « à priori » passée, je reste satisfait du service :
      – Je n’aurais pas « vu » certaines situations intéressantes sans eux.
      – Même si elle est balayée rapidement sur les entreprises qui ne sont pas investissables (ou sur lesquelles l’information disponible n’est pas assez complète pour se faire une idée rationnelle), le simple fait de disposer d’un balayage intégral de la cote française ne gâche rien.

      L’inconvenient qu’on peut voir à la présence d’un seul analyste est sur la variabilité de l’identification d’opportunité au cours du temps. En gros, pour schématiser, pendant 2 mois il peut ne rien identifier du tout et en trouver ensuite 2 ou 3 en une semaine…

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  6. roger lanon
    J’ai été très très déçu par ce site.
    1. Leurs analyses manquent de rigueur à mon sens. Ils se noient souvent dans des détails inutiles. C’est une approche assez geekos de la chose.
    2. Quand je fais le calcul, s’ils ont 500 abonnées à 1000 balles par an, ils font 500.000 balles juste avec les abonnements. Du coup, la partialité de l’ensemble me laisse perplexe. Que sont-ils : un organisme de formation par abonnement ? Un organisme de conseil finanier (ce qu’ils font en expliquant qu’ils ne le font pas) ? Une sorte de secte construite autour d’un guru (je blague un peu mais bon…).
    3. Ils font de la retape sans arrêt pour inciter à souscrire à un abonnement supérieur ou à des formations. C’est lourd.
    4. La remise en cause n’est pas toujours au rendez-vous. J’ai dans ma boîte mail 1 ou 2 mails ridicules qui prétendent expliquer la grosse tôle Sears. Et qui m’invite du coup à me réabonner pour encore mieux comprendre.
    5. Les discussions entre abonnés n’ont aucun intérêt réel.

    Dans un livre d’investissement sérieux, j’ai lu que quelqu’un qui a de très bonnes idées d’investissement n’a aucun besoin de les partager si son objectif est de « faire de l’argent ». Alors, j’ai du mal à comprendre l’objectif de ce site.

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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur
      Bonjour Roger,
      Chacun son avis, (et je ne censure pas les avis différents du mien comme certains blogueurs…)
      Sur le point 1, ils ont gagné en concision. Et je préfère une analyse trop approfondie que trop superficielle.
      Sur le point 2, je ne connais pas leur nombre d’abonnés ni leur frais de fonctionnement. Pour le reste, oui ils essaient à la fois de faire de l’analyse / recherche d’opportunité avec une vraie approche value et de la formation, comme je l’explique dans l’article. L’idéal c’est donc quand on a besoin des 2, et quand on a besoin d’1 seul des 2 il faut se faire son opinion sur l’intérêt.
      Sur le point 3, le marketing été effectivement trop agressif au début et ils ont quand même à mon sens pas mal corrigé cela.
      Sur le point 4, oui et non. Vu d’aujourd’hui, Sears n’est pas une réussite c’est sûr. D’un autre côté, l’histoire n’est pas tout à fait finie et avec les opportunités saisies via options et A/R, je suis de mon côté avec un bilan neutre sur la position à ce jour. Mais je reconnais que certains abonnés qui ont trop chargé la barque au début s’en sortent nettement moins bien que moi.
      Sur le point 5, je suis d’accord avec vous. Des forums gratuits sont mieux pour répondre au besoin d’échange.

      Et sur votre dernier point, je l’ai moi-même aussi écrit dans mon livre. Mais si l’approche est un style gagnant comme l’investissement dans la valeur et faite par passion, cela peut avoir un intérêt. En France, avec mon appréciation (personnelle et subjective) je ne vois que l’IF et les daubasses qui peuvent prétendre cocher ces cases. Sauf qu’en pratique on ne pourra vraiment les juger que dans 10 ans à la lumière des résultats. (A noter que les daubasses ont quand même déjà un historique plus long à ce jour ce qui est bien, mais il en faudrait idéalement un encore plus long pour juger en filtrant le point de départ fin 2008-début 2009 qui est hyperfavorable).

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