L’Investisseur Français, bilan de performance après 2 ans

J’avais publié sur le blog il y a un peu plus de 2 ans mon Avis sur L’Investisseur Français. J’avais attendu d’avoir essayé leur service plusieurs mois avant de vous faire part de mon expérience. Au final, l’avis s’était révélé positif sur leur offre.

Aujourd’hui, je suis en mesure de vous faire un retour sur un autre aspect : le bilan des investissements que l’investisseur français m’a inspirés. J’en profiterai également pour vous présenter au passage les nouveautés dans le service proposé.

Pour rappel, ou pour ceux qui ne connaissent pas encore, L’Investisseur Français est un groupe de 4 investisseurs qui adoptent un style d’investissement résolument Value. Ils recherchent des entreprises décotées, dont le cours est inférieur à la valeur intrinsèque, ce qui crée une marge de sécurité. Bref, ils appliquent concrètement l’un des styles gagnants que j’exposais  dans Investir en bourse : styles gagnants, styles perdants. Pour ceux qui sont attirés par ce style, mais souhaitent faute de temps ou de compétences suffisantes sous-traiter le fastidieux travail d’analyses consistant à retourner de multiples pierres pour trouver un diamant, le service qu’ils proposent est une bonne piste.

Bilan de mon sous-portefeuille inspiré par L’Investisseur Français (IF)

Pour faire cela, j’isole de mon portefeuille personnel total les positions découvertes grâce à / ou prises sous influence de L’Investisseur Français (IF en abrégé).

Pour des raisons de déontologiques évidentes, parmi celles où j’ai suivi l’IF, je ne vais rapporter ici que des positions fermées (aujourd’hui sorties du portefeuille), ainsi que celles sur lesquelles l’Investisseur Français a publiquement communiqué. J’ai vérifié qu’en incluant les valeurs encore confidentielles que j’ai achetées, cela ne changerait pas fondamentalement la performance et le message qui en résulte.

Résultats investisseur françaisNB : pour lever toute ambiguïté au cas où ce ne soit pas clair, je ne rapporte pas ici la portefeuille de L’investisseur Français ou de l’un de ses auteurs, mais bien celles parmi leurs idées que j’ai personnellement choisi d’intégrer à mon propre portefeuille, en ne retenant pour l’exposé que les positions qui ont aujourd’hui perdu leur caractère confidentiel.

Un bilan positif avec de très bonnes trouvailles, mais une communication optimiste qui leur a fait un peu de contrepublicité…jusqu’ici.

On voit que le bilan est intéressant et la performance en résultant plutôt flatteuse. L’analyse de Linedata a fini de me convaincre, je l’ai achetée au bon moment, la performance aurait même pu être à trois chiffres si je ne l’avais pas vendue un peu trop tôt. Quant à Lojack, et Balda, ce sont 2 entreprises dont je n’aurais jamais entendu parler sans L’Investisseur Français !

Leur erreur vue d’aujourd’hui (pas forcément définitive car la position n’est pas encore soldée) a été d’avoir une communication plus insistante sur la position qui n’a jusque-là pas fonctionné, à savoir Sears, et ce, y compris de façon publique pour les non-abonnés. Ce qui leur a coûté quelques réactions de dénigrement, souvent de gens qui n’ont pas réellement essayé leur offre…

On ne peut pas tirer de conclusion définitive sur la position Sears car l’histoire n’est pas finie, mais on voit dans le tableau ci-dessus que même si cette dernière était soldée au cours déprimé actuel, la performance globale resterait intéressante. De plus, d’autres entreprises sur lesquelles je suis investi ont des caractéristiques intéressantes et ont bien performé jusque-là, mais je ne peux pas les révéler publiquement car elles sont encore présentes dans les portefeuilles des auteurs et n’ont été jusque-là communiquées qu’aux abonnés.

Des gens qui savent se remettre en cause, et un site qui ne cesse de s’améliorer.

  • L’Investisseur Français a reconnu que sa communication a été maladroite un moment donné (trop insistant sur Sears).
  • Les clients ont souhaité que les auteurs produisent plus d’analyses. Avant, les auteurs rédigeaient systématiquement des analyses longues et très complètes, à vocation pédagogique, y compris pour conclure que l’opportunité n’existait pas. Aujourd’hui, les auteurs ont su se remettre en cause et écouter les désirs des abonnés et la partie Analyses d’opportunités a été séparée de la partie Formations. Résultat :
  •  
    • Les analyses sont plus concises et il y en a davantage (dont plus de 25 opportunités d’achat identifiées depuis le début de l’année). Par exemple, l’Investisseur Français a entrepris de balayer toute la cote française par ordre alphabétique de A à Z depuis septembre 2016. Intéressant pour remplir un PEA 😉
    • Une partie formation a été créée sur le site et s’enrichit d’un nouveau modèle chaque semaine. Elle est divisée en 2 niveaux : Novice, et Investisseur débutant.
  • Un nouvel abonné aujourd’hui profite directement d’une base de données de plus de 2 ans de travail, qui continue d’être enrichie au fil des nouvelles analyses. Tout ça pour dire en gros que celui qui s’abonne pour la 1ère fois aujourd’hui en aura du coup plus pour son argent que celui qui s’est abonné au lancement du site.

La copie d’écran ci-dessous, où j’ai flouté les entreprises analysées, témoigne bien de la nouvelle densité de contenu et du rythme intense de publication.

 

Analyses de l'investisseur françaisPour vous faire une première idée des services proposés, vous pouvez voir :

Verdict : je renouvelle mon abonnement.

Voilà la façon dont j’utilise L’Investisseur Français. Je ne réplique par leur portefeuille à l’identique, mais je passe leurs idées également à mon propre filtre personnel. L’investisseur français utilise une démarche value sérieuse, ce qui les distingue des offres des margoulins qu’on croise parfois sur des blogs. Mais personne n’est à l’abri de faire une erreur, il faut donc garder votre esprit critique, puisqu’au final vous êtes seul responsable de vos investissements et celui qui en assumera les conséquences au 1er chef.

D’une part, l’IF me sert pour faire des analyses de Sociétés que je n’aurais pas le temps de faire, à la fois pour donner des idées investissements, mais également pour lever des loups sur les fausses bonnes idées à la mode du moment. D’autre part, l’investisseur français me permet de découvrir des entreprises ou opportunités dont je n’aurais jamais entendu parler sans eux.

Je n’utilise pas pour ma part la partie Formation mais la taille de mon portefeuille me permet d’amortir le prix de la prestation premium (99 €/mois TTC) , qui reste donc pour moi raisonnable (en pourcentage du montant du portefeuille) en utilisant les seules analyses. Je commence à avoir un également un background solide en bourse. Toutefois, un investisseur avec un portefeuille de taille plus modeste que le mien aurait intérêt à profiter en sus des modules de formation, qui sont très bien conçus et permettront aux investisseurs qui en ont besoin de véritablement franchir un pas dans leur apprentissage en bourse. Ainsi, pour les lecteurs de mon livre, leurs modules de formation peuvent être vus comme l’application pratique à des cas concrets de la théorie.

Après 2 ans d’utilisation, même s’il y a eu quelques plâtres à essuyer comme dans toutes nouveautés, la démarche me parait toujours honnête, et les auteurs continuent à chercher à améliorer leur service en permanence. Le produit s’est amélioré par rapport aux débuts et je reste satisfait du service proposé. Le coût n’est pas négligeable, mais le service est premium et sans équivalent parmi ce que l’on peut trouver ailleurs (l’investissement value n’est en effet pas si à la mode que ça, à tort bien sûr !).

Mon abonnement prenant fin début 2017, je vais donc me faire un cadeau de Noël en le reconduisant pour un an.

Pour les plus petits portefeuilles qui n’auraient qu’un PEA, l’IF propose actuellement un abonnement « cote française » à 150 €/an. Cette offre étant en test, il n’est pas sûr qu’elle continue d’être proposée (mais ceux qui s’abonnent aujourd’hui garderont le bénéfice de la prestation quoi qu’il arrive).

 

EDIT 01/2018 :

Aucune souscription d’abonnement pour L’Investisseur Français ne pourra être effectuée jusqu’à nouvel ordre, ce qui mettra fin au débat récent évoqué dans les commentaires.

L’Investisseur Français, bilan de performance après 2 ans
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36 thoughts on “L’Investisseur Français, bilan de performance après 2 ans

  1. Fabrice

    Je me suis beaucoup formé cette année (y compris avec ton livre percutant et efficace style gagnant style perdant) avant de me lancer à la fin du mois d’octobre.
    Je veux veux éviter de précipiter mes choix et c’est un de mes travers de débutant qui peut vite ressortir… Je pense donc bientôt adhérer à l’investisseur français car tu n’es pas le premier à en dire du bien,ne serait-ce que pour les modules de formation.

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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur

      Ils sont en train de modifier un peu leur offre et l’ont annoncé ces derniers jours : ça reste une start-up et un business qui logiquement se cherche un peu…
      Pour être honnête et transparent, j’avais pour ma part quand même une préférence pour l’ancienne formule.
      A toi de voir, ça reste un produit qui est intéressant quand au delà de vouloir recopier « bêtement » un portefeuille, on veut se former : on prend alors les analyses comme autant d’études de cas. Il y a en sus des modules de formation présents dans leur base de données.
      Si tu franchis le pas, n’oublie pas d’utiliser le code promo mentionné dans mon article, ça allège la facture de 12%.

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  2. Louis
    Avec Sears, ils ont dû perdre pas mal de clients en plus de leurs fonds personnels. Ils se sont complètement plantés. Tout le monde fait des erreurs mais à ce point là, cela jette une ombre sur le reste.
    Honnêtement, il n’est pas trop dur de gagner quand le marché est haussier plusieurs années de suite (portefeuille débuté en 2011 comme par hasard). Le vrai test sera le prochain krach.

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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur
      Bonjour Louis,

      Effectivement, il serait malhonnête de ne pas reconnaître que vu d’aujourd’hui Sears est le gros loupé de l’histoire, d’autant que le cous de Sears a encore plongé depuis le moment où j’ai écrit cet article il y a 3 mois. Ce loupé a été renforcé par le fait qu’ils ont presque fait un all-in en matière de communication sur Sears. Et ont donc joué leur réputation sur ce dossier. Ce qui a pu inciter certains abonnés à prendre une ligne Sears surdimensionnée en taille par rapport à ce qui était raisonnable sur un dossier aussi complexe.

      Et c’est dommage car à côté il y a eu pas mal de trouvailles beaucoup moins médiatiques, mais très intéressantes.

      Effectivement, cela a du couter quelques abonnées, ce qui les a obligé à repenser leur offre. Plus d’analyses en nombre, mais un seul gestionnaire et un seul portefeuille suivi, contrairement à l’esprit « club d’investisseurs value » des débuts. Dommage à mon sens.

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  3. Louis

    Voilà on se rapproche de la fin. J’espère que vous n’avez trop investi dans cette affaire.

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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur
      Si vos parlez de Sears et de l’annonce d’aujourd’hui 22/03/17 (qui ne sont rien de nouveau), mon sizing était raisonnable et j’ai géré activement la position (vente des spins-offs quand ils étaient bien valorisés, quelques allers-retours sur une partie de la position, un peu d’ options) . Pour vous faire une idée, si je n’avais jamais investi dans Sears, en termes de performance de mon portefeuille actions, mon TRI calculé sur le long terme serait supérieur de 1% à ce que j’ai actuellement.

      Mais bon, même s’il n’y a pas de quoi être béatement optimiste, attendons quand même la fin de l’histoire qui n’est pas encore tout à fait finie. Les annonces eu jour n’étant que des titres de presse, et ne changeant pas grand chose. Avec Sears c’est classiquement -10% un jour, + 10 % le lendemain (les premiers ayant pour l’instant été certes + fréquents que les 2nd).
      Donc peut-être -10% aujourd’hui pour +10% demain…

      Comme je le dis à ce prix là (moins de 8 $), si on me mettait un flingue sur la tempe pour m’obliger à initier une position sur Sears et qu’on me laissait que le choix entre être long ou short, je choisirai d’être long (peut-être plutôt via des call histoire de risquer moins au cas où ça tourne mal)

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  4. steve
    Ca fait tres amateur de tomber en amour avec un titre qui brule autant de cash année apres année et défendre leur investissement avec conviction sur toutes les tribunes .J’ai été abonné une année a IF et le cout de l’abonnement est prohibitif et ne vaut pas le prix (1200 euro /an) heureusement je n’ai pas embarqué dans sears.pour moi ca ne fesait aucun sens et oui ils perdent de la crédibilité avec sears mais combiens de pauvre les ont immités?. en investissant 100 000 $ au hasard dans 10 ou 20 sociétés du s&p 500 debut 2011 nous aurions fait un excellent rendement nous aussi donc faut pas s’en faire accroire.Je suis abonné a une lettre financiere ( cote100 )depuis 6 ans avec portefeuille et suivie des titres en portefeuille et analyse de titres ,réponse aux questions pour une fraction de IF. 80$/an . fait par des profesionels de 25 -30 ans de métier , faut vraiment rire du monde ou se croire mieux que tout le monde pour demander 1200 euro /an . sears n’est pas leur seul erreur,oui il est normal de faire de mauvais coup mais pas de cette maniere ,c’est de l’amateurisme.
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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur
      Si Sears pouvait être vu de l’époque comme un investissement qui se défendait sur une position raisonnable du portefeuille, il faut reconnaître que leur communication trop concentrée autour de cette position a entraîné des abonnés novices à adopter un sizing trop important sur cette position.

      Quant aux lettres d’investissement, une analyse de la performance depuis 2011 ne me semble pas pertinente. Non seulement le marché n’a été que quasiment haussier, mais il faut veiller à ne pas confondre méthode et résultat (une bonne méthode à long terme peut donner ponctuellement de bons résultats et inversement) comme l’explique très bien Nassim Taleb dans le hasard sauvage. Par exemple, autant j’attache de l’importance à mon performance calculée depuis 2006 (la période inclut des marchés baissiers, haussiers, une bulle, un krach), autant celle calculée depuis 2011 n’a pas grand sens (même si j’aimerais qu’elle en est pour savoir si ma gestion s’améliore ou pas en comparant ma performance sur les 5 dernières années à celle sur les 5 années précédentes…).

      A mon sens, sur les lettres d’investissement en France, indépendamment des résultats, seulement 2 ont comme mantra une méthode gagnante sur le long terme :

    2. L’investisseur français, avec ses avantages (qu’il ne faut pas oublier), son erreur passée sur Sears, et son inconvénient de prix élevé qui favorise soit ceux qui ont un portefeuille important soit ceux qui veulent en profiter pour se former comme expliqué dans l’article.
    3. Les daubasses, beaucoup moins chères, avec une approche pure Benjamin Graham et un portefeuille très diversifié purement quantitatif. Mais qui peut rebuter les investisseurs qui ont « psychologiquement besoin » d’avoir une part de qualitatif dans leurs analyses.
    4. Bref à chacun de se faire son idée…
      Pour ma part, j’ai simplement donné mon avis dans l’article, pense que l’investisseur français a su se remettre en cause, et sera bénéfique à un certain public (et à un certain public seulement), que j’espère avoir assez bien décrit dans l’article pour qu’il sache se reconnaitre.

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  5. Francois
    Bonjour Julien,

    Tout d’abord merci pour votre article concernant l’IF. J’ai été moi-même abonné l’an dernier mais je ne le suis plus actuellement. D’après ce que je crois savoir, l’équipe de l’IF s’est séparée en Décembre et il ne reste plus que le fondateur Serge Belinski sur la partie contenu avec un nouvel associé qui est je crois un investisseur en startup qui s’occupe de la gestion de l’IF en tant que société.
    Il me semble que leur offre est en complète refonte avec notamment la réalisation d’un « screening » de la côte française en terme d’analyse.
    J’ai fait grâce à l’IF de bon investissements et j’aimais beaucoup le principe d’avoir affaire avec une équipe d’investisseurs/analystes car je trouve que la discussion entre des opinions diverses est source de valeur. Même si Serge me semble un excellent analyste, je suis beaucoup moins motivé pour acheter les analyses d’une seule personne. J’aimerai beaucoup avoir votre retour en tant que client depuis le début de 2017.

    En vous remerciant par avance

    François

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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur
      Bonjour François,

      J’ai été également déçu comme vous au moment de la refonte de l’offre, car j’appréciais le fait que soient proposés plusieurs styles de gestion. De mon côté, j’aimais particulièrement celui d’Etienne.

      Mais finalement, une fois cette déception « à priori » passée, je reste satisfait du service :
      – Je n’aurais pas « vu » certaines situations intéressantes sans eux.
      – Même si elle est balayée rapidement sur les entreprises qui ne sont pas investissables (ou sur lesquelles l’information disponible n’est pas assez complète pour se faire une idée rationnelle), le simple fait de disposer d’un balayage intégral de la cote française ne gâche rien.

      L’inconvenient qu’on peut voir à la présence d’un seul analyste est sur la variabilité de l’identification d’opportunité au cours du temps. En gros, pour schématiser, pendant 2 mois il peut ne rien identifier du tout et en trouver ensuite 2 ou 3 en une semaine…

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  6. roger lanon
    J’ai été très très déçu par ce site.
    1. Leurs analyses manquent de rigueur à mon sens. Ils se noient souvent dans des détails inutiles. C’est une approche assez geekos de la chose.
    2. Quand je fais le calcul, s’ils ont 500 abonnées à 1000 balles par an, ils font 500.000 balles juste avec les abonnements. Du coup, la partialité de l’ensemble me laisse perplexe. Que sont-ils : un organisme de formation par abonnement ? Un organisme de conseil finanier (ce qu’ils font en expliquant qu’ils ne le font pas) ? Une sorte de secte construite autour d’un guru (je blague un peu mais bon…).
    3. Ils font de la retape sans arrêt pour inciter à souscrire à un abonnement supérieur ou à des formations. C’est lourd.
    4. La remise en cause n’est pas toujours au rendez-vous. J’ai dans ma boîte mail 1 ou 2 mails ridicules qui prétendent expliquer la grosse tôle Sears. Et qui m’invite du coup à me réabonner pour encore mieux comprendre.
    5. Les discussions entre abonnés n’ont aucun intérêt réel.

    Dans un livre d’investissement sérieux, j’ai lu que quelqu’un qui a de très bonnes idées d’investissement n’a aucun besoin de les partager si son objectif est de « faire de l’argent ». Alors, j’ai du mal à comprendre l’objectif de ce site.

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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur
      Bonjour Roger,
      Chacun son avis, (et je ne censure pas les avis différents du mien comme certains blogueurs…)
      Sur le point 1, ils ont gagné en concision. Et je préfère une analyse trop approfondie que trop superficielle.
      Sur le point 2, je ne connais pas leur nombre d’abonnés ni leur frais de fonctionnement. Pour le reste, oui ils essaient à la fois de faire de l’analyse / recherche d’opportunité avec une vraie approche value et de la formation, comme je l’explique dans l’article. L’idéal c’est donc quand on a besoin des 2, et quand on a besoin d’1 seul des 2 il faut se faire son opinion sur l’intérêt.
      Sur le point 3, le marketing été effectivement trop agressif au début et ils ont quand même à mon sens pas mal corrigé cela.
      Sur le point 4, oui et non. Vu d’aujourd’hui, Sears n’est pas une réussite c’est sûr. D’un autre côté, l’histoire n’est pas tout à fait finie et avec les opportunités saisies via options et A/R, je suis de mon côté avec un bilan neutre sur la position à ce jour. Mais je reconnais que certains abonnés qui ont trop chargé la barque au début s’en sortent nettement moins bien que moi.
      Sur le point 5, je suis d’accord avec vous. Des forums gratuits sont mieux pour répondre au besoin d’échange.

      Et sur votre dernier point, je l’ai moi-même aussi écrit dans mon livre. Mais si l’approche est un style gagnant comme l’investissement dans la valeur et faite par passion, cela peut avoir un intérêt. En France, avec mon appréciation (personnelle et subjective) je ne vois que l’IF et les daubasses qui peuvent prétendre cocher ces cases. Sauf qu’en pratique on ne pourra vraiment les juger que dans 10 ans à la lumière des résultats. (A noter que les daubasses ont quand même déjà un historique plus long à ce jour ce qui est bien, mais il en faudrait idéalement un encore plus long pour juger en filtrant le point de départ fin 2008-début 2009 qui est hyperfavorable).

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  7. roger lanon

    Bonjour Julien,
    merci d’avoir publié mon avis. C’est important que chacun se fasse une idée avec le maximum d’informations.
    Bonne journée.

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  8. Louis Noe

    Bravo à vous de laisser toutes les opinions s’exprimer.
    L’histoire de Sears n’est pas finie mais la perte a atteint un tel niveau pour la plupart qu’il semble très improbable de retrouver son investissement de départ. Je crois que le titre restera dans les mémoires comme un piège. On en connaît tous: ce sont des actions dont la chute continue amène à une perte conséquente ou à la ruine selon le degré d’imprudence. Pour citer deux cas français qui ont connu leur heure de gloire: Vallourec et SoLocal. C’est typiquement le genre de valeur qu’il faut éviter pour préserver son épargne (règle numéro 1 à respecter).
    Les tarifs de l’Investisseur Français me paraissent énormes. Question: quelle doit être la taille du portefeuille pour rentabiliser 1200 euros de frais ? 😉
    Réponse : il doit nettement le superformer (x % de plus que la hausse moyenne) ou avoir une taille relativement importante (100000 euros ?).

    Répondre
    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur
      Pour moi, les cas de ces 3 actions sont vraiment différents (le fait d’avoir baissé ces dernières années est en fait leur unique point commun)
      Selon la classification de Peter Lynch :
      – Sears serait un jeu d’actifs, avec des actifs supérieurs à la NAV (mais une NAV qui baisse à cause des difficultés de la partie retail). Elle peut donc se défendre comme un investissement value (mais avec le risque de finir en value trap)
      – Vallourec est une cyclique dépendant totalement du prix des matières premières.
      -Solocal était le piège classique d’actions à haut rendement type croissance lente.

      Les 2 dernières n’ont donc jamais pu prétendre à être considérées comme un investissement value (et n’ont d’ailleurs jamais été dans le portefeuille de l’Investisseur Français).

      Sur votre exemple de rentabilisation des frais, ça ne ferait que 1.2% de surperformance. En général, si on n’a aucun intérêt pour les modules de formation, on souscrit en espérant retirer plus de sur-performance que ça (ou une performance identique à l’indice avec un risque moindre, ce qui peut aussi être intéressant avec les niveaux élevés de valorisation actuels). Mais le petit portefeuille (moins de 10 000 € par exemple) aura effectivement du mal à rentabiliser les frais s’il ne veut pas aussi en profiter pour se former…

      Répondre
      1. Julien

        J’ai bien envie de me lancer… Toujours satisfait mi-2017? Et est-ce que le code parrainage est toujours valide?
        merci beaucoup

        Répondre
        1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur

          Normalement le code est tjrs valide.
          Oui globalement, je suis tjrs abonné. Les seules réserves sont celles que j’ai données : si petit PF, il est préférable d’envisager de l’utiliser aussi pour se former pour mieux en amortir le coût. Et etre conscient que les opportunités identifiees seront irrégulièrement reparties dans le temps.

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  9. Louis Noe
    Merci pour votre réponse.
    Etant donné la taille du portefeuille moyen du petit actionnaire (15000 euros environ le PEA), c’est l’aspect formation qui va justifier la souscription au club. Maintenant, peut-être ont-t-ils ciblé les gros patrimoines ?

    Je suis bien d’accord pour distinguer les actions calamiteuses selon leurs problèmes comme on distingue les maladies mortelles selon leurs causes et leurs symptômes. Cependant, à l’heure où on parle, Sears appartient bien à la catégorie des titres qu’il fallait éviter et le fait que le club l’ait recommandée longtemps et chaudement prouve, au final, qu’ils ne maîtrisaient pas leurs propres règles d’investissement. Bien sûr qu’un titre peut perdre (un peu) après son achat, mais une grosse dégringolade sur plusieurs années est forcément interprétée comme une erreur majeure. Le pire, quand on y pense, c’est qu’il aurait suffi d’acheter des sociétés « pépères » pour faire mieux (Air Liquide ou Total par exemple -au passage ils considéraient cette dernière comme un mauvais cheval). A ceux qui débutent, je le dis et le redis, depuis 20 ans que je suis en bourse, il n’est pas nécessaire de se casser la tête et de suivre des gourous pour gagner: choisissez une dizaine de sociétés leaders, des actions aristocrates de préférence; achetez-en régulièrement (10 ou 20 titres par an) et laissez le temps faire son affaire.

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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur
      Le style dont vous parlez est le style GARP qui j’identifie comme l’un des 2 styles gagnants dans Investir en bourse, style gagnants perdants.

      Oui vu d’aujourd’hui Sears est effectivement une erreur. Dans le style value qu’ils appliquent, il est plus fréquent d’en faire, et d’être à contre-courant du marché (sous-performer quand il monte et sous-performer quand il baisse). Disons que le fait de faire moins bien qu’acheter l’action Total sur une période haussière ne le condamne pas à un horizon plus large englobant grances phases de hausse et de baisse du marchés
      Sur Sears, c’est plutôt le discours qui a conduit certains suiveurs à un sizing trop important sur cette fameuse position que la position elle-même (le style value impliquant forcément de temps à autre des erreurs sur certaines lignes à l’échelle du portefeuille) qui peut rétrospectivement poser problème à mon sens. Bref, de quoi alimenter le débat concentration vs. diversification 😉

      Répondre
  10. Louis Noe
    Il faudra que je me demande un jour quel est mon style d’investissement. 😉
    La question de la concentration est intéressante: faut-il détenir une trentaine de lignes -par exemple- ou privilégier quelques lignes ? Je n’ai jamais eu plus de dix titres en portefeuille. J’en ai six aujourd’hui. J’ai donc envie de répondre : peu de sociétés mais par sécurité, je ne conseillerais pas forcément cette façon d’agir à un débutant car on a tendance à surévaluer ses capacités et a trop croire en sa chance.
    Ce qui est intéressant dans le cas de Sears, c’est bien de savoir pourquoi on s’est trompé. C’est la seule consolation et une façon de se compenser les pertes.
    En tant qu’investisseur, j’ai commis deux erreurs majeures:
    1- dans les années 99/2000, j’ai acheté certaines sociétés internet. J’ai perdu pas mal. Heureusement mon porterfeuille était petit. J’ai limité les pertes. La leçon que j’ai retenue : ne pas acheter des titres à la mode et dont l’historique long n’est pas impeccable. Conséquence: je n’achète pas d’actions de boites spécialisées dans le biotechnologie. Tant pis si je ne trouve pas l’affaire du siècle.
    2- les bancaires en 2007-2009. J’ai trop attendu pour les vendre. Je croyais à un retournement. J’ai renforcé en vain. Leçon: savoir vendre ; ne pas renforcer aveuglément les titres qui ont baissé au-delà d’un certain seuil (-50%). Conséquence: acquérir en priorité les titres dont le dividende n’a jamais baissé.
    Répondre
  11. Vivien
    Bonjour Julien,

    Comme vous vendez le lien vers l’Investisseur Français (parrainage), et au vue de leur maigre performance, du manque total de transparence ainsi que la disparition de l’historique et aucun blog non plus sur le site IF, et, enfin, une offre « la cote française » qui s’arrête à lettre « D » en 2 ans…
    Bref, on peut se demander légitimement si votre avis est un avis éclairé face à toutes ces lacunes.

    Ce serait sympa de nous donner votre retour, car nous sommes désormais en janvier 2018, et si vous êtes abonné chez l’IF depuis plus de 3 ans maintenant, c’est près de 4 000 euros (HT) que vous avez dépensés. Quel retour (ROI) avez-vous eu sur leurs conseils ?

    Merci et bonne continuation.

    Répondre
    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur

      Bonjour Vivien,

      Depuis la date de mon post.

      Ce qu’on peut regretter :
      – Ma performance des investissements piochés chez l’IF reste positive, mais est moins flatteuse que lors de l’article à cause de la poursuite de la descente aux enfers de Sears (encore = 67% YtoY). Je rappelle que d’autres ont plus souffert de Sears que moi car j’avais gardé une taille de ligne raisonnable malgré la commnication trop enthousiaste de Sears autour de l’IF.
      – Les analyses cotes françaises et modules de formations n’ont pas une publication régulière. On sent le fait que désormais plus qu’une seule personne (Serge) est aux manettes et il ne peut pas être au four et au moulin.La priorité est donnée aux analyses et à la recherche d’opportunités, et suivant l’actualité ça peut être aux dépens du reste qui est alors mis entre parenthèses.

      Coté positif :
      – L’IF continue de dénicher quelques dossiers intéressants qu’on ne voit pas ailleurs : au cours de la dernière année, situations spéciales, ou opportunités sur la bourse japonaise par exemple.

      La performance du portefeuille de l’IF sur 2017 est de 7.08%. Donc positive mais certes inférieure à celle du S&P500…

      Sans parler de performance (j’estime que c’est un peu tôt pour la juger sur le long terme, notamment parce que par définition une approche value gagne son différentiel de performance lors des phases baissières du marché et que celui-ci est haussier depuis 5 ans…), et parce qu’en dehors de l’erreur (qu’on peut sûrement considérer désormais définitive, il est plus que peu probable que SHLD remonte à 30 €…) importante sur Sears qui les a bien plombés on y trouve quelques idées ou pistes d’investissement intéressantes, le service n’est pas inutile en soi mais on peut en effet légitimement se demander si le prix n’est pas trop élevé par rapport au service rendu, si on compare à d’autres offres, comme celle des daubasses par exemple.

      A mon sens, la réponse dépend de la taille du portefeuille. C’est plus facile à accepter si les frais annuels représentent 0,x % de votre PF, soit 10 fois moins que ce que vous prendrait en très bon, fonds type I&E, Moneta, Amiral, HMG etc. en frais de gestion. Si ça représente beaucoup plus, c’est plus dur à admettre je le conçois.

      PS : comme expliqué ci-dessus, les choses ont pu changer par rapport à la date de l’article, et notez que le lien de parrainage est désormais désactivé sur mon blog.

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  12. BAUCHET

    Bonjour,

    Je suis un ancien client de IF (en 2015) pendant 1 an.
    Outre la perte de la cotisation d’environ 1000 euros, j’ai fait l’acquisition de SHLD SEARS HOLDING à 44 euros puis à 22 euros pour un total de 60KE
    Aujourd’hui, la valeur de cette ligne est inférieure à 10 KE
    Pouvez-vous me conseiller pour savoir si je dois garder cette valeur en vue d’une éventuelle remontée ou considérer la perte de ce capital ?
    Avec mes remerciements
    Bien sincèrement

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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur

      C’est à la fois difficile de solder la ligne car toute remontée serait mal vécue, et d’un autre côté je comprends l’envie de « sauver » ces 10 k€.

      Vous devez avoir environ 3000 actions SHLD. Une piste serait de les transformer en options SHLD call échéance 01/2020, cours d’environ 1.20 pour un cours de SHLD de 3.6. Vous sécurisez ainsi 6500 € de vos 10 k€ restant et restez exposé à la hausse pareil si SHLD remontait jusqu’à 10 € par exemple. Inconvénient : ça nécessite d’avoir un compte Interactive Brokers et de comprendre un minimum le fonctionnement des options.

      PS : je rappelle que ceci n’est pas un conseil, n’étant pas conseiller en investissement financier (cf. mentions légales du blog, donc ce n’est qu’une piste de réflexion que je vous livre. Sans parler de notions légales, c’est toujours difficile de se mettre à la place de qqn dans un tel cas pour avoir un avis, car on ne connait pas les autres paramètres (ex : niveau de vos patrimoines, de vos revenus, etc.)

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  13. Julien

    Bonjour Julien,
    D’abord merci pour votre travail et vos livres, mes premiers achats avant de me lancer en bourse!
    J’ai moi aussi été membre IF (pdt 1 an) et moi aussi je me suis planté sur SHLD (que j’ai d’ailleurs toujours en PF…). Oui ça leur a fait bcp de tort mais n’oublions pas qu’ils ont aussi trouvé de vraies belles pépites!
    Quoiqu’il en soit j’avais décidé à l’époque de ne pas renouveler mon abonnement car le prix était trop dispendieux étant donné les sommes engagées.
    Aujourd’hui, disposant d’une somme non négligeable à investir je me pose à nouveau la question et pour cette raison je me penche sur les divers avis…
    Les quelques commentaires sur ce file me laissent dubitatif : le départ des principaux acteurs avec l’avis d’une seule personne, l’historique supprimé etc.
    Je ne connais pas du tout les daubasses qui semblent avoir la même phylosophie d’investissement value qu’IF (?) mais selon vous quelles sont les principales différences entre les 2 (mis à part le prix)? Est-ce seulement le module de formation que propose IF ?

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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur

      Je dirais que les daubasses sont plus dans une philosophie d’investissement pure Grahamite et même « Schlossienne ».
      Ils sont plus dans une approche purement quantitative avant tout, le qualitatif passant nettement au 2nd plan. Pour coller à cette stratégie, le portefeuille est plus diversifié avec minimum 30 lignes.
      Il y’ a pas mal de contenu gratuit sur leur site / blog, allez y faire un tour pour vous faire votre idée.

      Sinon chez les daubasses, le prix de l’abonnement est assez raisonnable pour s’abonner un an « pour voir ». C’est par ce genre de raisonnement ca que j’avais d’ailleurs pour ma part commencé mon abo chez eux il y a quelques années.

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      1. Julien

        Merci Julien pour ces réponses.
        J’ai récemment contacté IF qui dit ne plus ouvrir d’abonnements. En avez-vous connaissance ? Je trouve cela bizarre…. pensez vous qu’ils prévoient de clôturer le site où est ce plutôt une stratégie pour le rendre moins accessible ?

        Répondre
  14. Louis Noe

    Bauchet: je ne peux pas que vous conseiller de solder au moins une partie de votre ligne. Il est très probable qu’elle va stagner à un cours très bas durant longtemps encore, à moins qu’elle ne disparaisse.

    J’imagine que d’un point de vue légal, il n’est pas possible d’attaquer l’IF car ils ont dû se présenter comme des particuliers dont les analyses sont de simples avis personnels et non des recommandations émises par des professionnels encadrés par une convention.
    7% de gain en 2017, c’est une performance moyenne, voire mauvaise si on considère les dividendes, en vérité.
    Je suis heureux de voir que Julien Delagrandanne prenne une position plus critique vis à vis du club d’investisseurs.
    Une chose m’étonne toujours: peut-être faudrait-il toujours chercher la société rare, inconnue dont la valeur explosera ou… pas ? C’est comme si le particulier avait besoin de sentir différent. Je l’ai déjà écrit: Il est beaucoup efficace et moins dangereux d’investir dans quelques dividendes aristocrates que de chercher la perle.

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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur

      Oui, c’est le problème de se croire toujours plus intelligent que la moyenne, alors que l’expérience prouve qu’il n’est pas si évident que ça de battre régulièrement le marché.
      Personnellement, je trouve que le style GARP (dividences aristocrats) et le style value sont complémentaires et révèlent leur potentiel à des périodes boursières différentes, mais je reconnais que le 1er est plus aisé à pratiquer, nécessite moins d’analyse, et piègera donc sûrement moins d’investisseurs trop présomptueux ou plongeant tête baissé dans une « value-trap ».
      Sur l’IF, je n’ai pas une position manichéenne. Je fais des constats de la méthode, dés résultats, en tenant compte de la corrélation ou non-corrélation entre les 2, ce à un instant t puis en le révisant éventuellement à l’instant t+x, et essaie de dire ce qu’il en est vu de moi. Ma position étant peu manichéenne, alors que beaucoup sont soit totalement contre soit totalement pour, j’ai souvent l’impression au final de n’être d’accord avec personne ;). Mais c’est un débat sans fin et on va éviter de trop l’ouvrir ici. Mes constats à janvier 2018 ont été explicités dans le commentaire d’avant auquel vous avez répondu.

      Quant au fait d’attaquer que ce soit un conseiller ou une banque comme cela devient la mode, je ne cautionne pas trop. En vérité, j’ai l’impression que la plupart de ceux qui se lancent dans ses attaques juridiques savaient très bien qu’ils prenaient un certain risque en achetant l’action X ou le produit financier Y (et espéraient au passage s’en mettre plein les poches grâce à leur intelligence…), et cherchent surtout après coup à ne pas assumer leurs reponsabilités une fois que ça a mal tourné. Ne pas assumer ses responsabilités est malheureusement quelque chose de plus en plus la mode dans la Société actuelle.

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  15. Laurent

    Ne pas avoir de position manichéenne c’est quand même pas mal.
    Pour ma part j’ai tenté SHLD, puis j’ai vite revendu car j’avais acheté par pur « suivisme » et n’ai pas supporté que ça baisse constamment…et de ne pas comprendre vraiment ce que j’avais fait par moi-même.
    Je pense que l’hyperconcentration de son portefeuille implique une conviction qui doit être réellement assumée jusqu’au bout…et pour moi elle ne doit donc pas être le fruit d’une analyse déléguée mais d’une conscience complète de ce sur quoi l’on investit (Cf le livre de Denis Péchère: « l’échiquier de la fortune », il raconte comment il a investit sur Goldman Sachs pendant la crise de 2009, suite à une analyse fondamentale-il travaillait dans la finance donc analyser une banque ne lui semblait pas incompréhensible comme à d’autres-et seulement sur GS…et gagna gros après avoir vu son portefeuille faire du -30%).

    Je suis en train de traduire un petit bouquin anglais, de Andrew Hunt, ancien analyste dans le fond anglais(écossais, plutôt!) value Baillie Gifford, nommé Better Value Investing, que je trouve très intéressant pour approfondir sa vision détaillée des analyses de bilan et augmenter sa compétence personnelle sur ce plan.

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  16. Jerome

    Ma Conclusion : Il est facile de gagner de l’argent en vendant des « conseils boursiers » à des amateurs.
    C’est plus difficile de gagner de l’argent en investissant en bourse.

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  17. Louis Noe

    C’est peut-être l’une des pires actions de ces dernières années. Un cours divisé par 42 en huit ans. La responsabilité de l’Investisseurs Français est énorme car sincèrement, qui en aurait acquis, s’il n’en avait pas fait la publicité ?
    Effectivement, les fameux experts sont rarement meilleurs que l’investisseur ordinaire. Les choses sont simples : lorsqu’on est brillant, bien meilleur que la majorité, on ne perd pas son temps à donner des conseils pour aider les autres; on commencer par mettre en application ses idées et on s’enrichit avant de penser à enrichir les autres. Si je connaissais suffisamment les chevaux pour trouver le tiercé, je jouerais avant de diffuser mes pronostics.

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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur
      Des actions de Société qui se font faillite et finissent à zéro, il y en a quand même pas mal. Y compris certains recommandés par des conseillers ou experts autoproclamés. C’est vrai que sans l’IF, il est probable que beaucoup moins de français auraient découvert SHLD et investi dedans.
      Louis, je crois qu’on a compris votre point de vue sur l’IF, qui doit être aussi celui d’autres. Perso, j’ai perdu beaucoup sur Sears aussi, mais même si je n’aurais sans doute jamais remarqué cette action Sears sans l’IF, c’est moi que je tiens pour 1er responsable de cette erreur car rien ne m’obligeait à les suivre. Et je pense que c’est en appréhendant la chose de cette façon qu’on a le moins de chance de reproduire une telle erreur dans x années.
      Par contre, afin d’éviter que tout le monde renchérisse dessus, je souhaiterais éviter que les commentaires de ce billet servent de défouloir à posteriori sur l’IF.
      Je n’ai jamais modéré sur le blog, mais comme ce n’est pas son rôle, si ça devait en venir là et qu’il le fallait, je saurai le faire.

      Si vous voulez continuez le débat sur les experts et les conseils, je vous encourage donc plutôt à le faire dans les commentaires de l’article

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  18. Louis Noe

    Beaucoup de sociétés disparaissent comme beaucoup d’arbres meurent mais là, on parle d’un gros chêne centenaire qui chute, pas d’un arbrisseau. Ce n’est pas si courant. Si Carrefour ferme demain, ça fera un peu plus de bruit que si Neopost nous quitte.
    Dans cette affaire, il n’y a qu’une question qui me paraît fondamentale: comment en menant une raisonnement construit peut-on se tromper à ce point ? C’est là, le vrai mystère à éclaircir. Celui qui parvient à trouver la faille fait un véritable progrès. Warren a dit cette jolie formule : « Je préfère avoir vaguement raison que précisément tort. »
    Les autres leçons sont secondaires: il est évident par exemple que la plupart des investisseurs sont des banals suiveurs (voir sur le forum « devenir rentier » les portefeuilles qui copient celui d’IH) par manque de temps, de connaissances ou par paresse et qu’ils devraient se méfier des opinions extérieures.
    J’ajoute que je ne souhaite pas évidemment « enfoncer » IF. C’est simplement un cas d’école intéressant.
    Merci de laisser les gens s’exprimer librement en tout cas.

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    1. Julien DelagrandanneJulien Delagrandanne Poster auteur

      Maintenant que j’ai plus près de 2 décennies d’investissement en bourse derrière moi, je me rends compte que ce qui fait la performance au final ce ne sont pas les bonnes idées mais plutôt les erreurs que l’on a su ou non éviter. non.

      Evidemment, c’est plus facile après la musique, et la lunette arrière est toujours + claire que le pare-brise. Et une erreur constatée a posteriori n’était pas si évidente a priori.

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