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"> Le livre Construisez et gérez votre patrimoine avec succès / Guide pour s’enrichir lentement… mais sûrement !
9.5.2012 par webmaster.


Ce livre aborde de nombreux thèmes sur la construction d’un patrimoine : partant de l’état d’esprit à adopter, il rentre peu à peu dans les éléments à connaître pour construire un patrimoine efficacement : les cycles économiques longs, l’inflation, la différence entre investir et spéculer, ce qui rapproche et différencie les classes d’actifs (obligations, fonds euros, actions, immobiliers…).
Au delà de la phase d’investissement, sont abordés :
- la phase d’accumulation : la psychologie à adopter, l’orientation d’un patrimoine vers la génération de flux de revenus récurrents, son accroissement par “effet boule de neige”…
- la phase de protection : les méthodes pour protéger un patrimoine constitué contre les aléas et l’inflation, la gestion des risques.
Enfin, M.Pigeon et M.Richedesprit clôturent le livre en prenant des exemples de décisions opposées dans leur façon d’acquérir des actions ou de l’immobilier, de défiscaliser, ou encore de gérer leurs liquidités.
Avantages :
Livre complet abordant tous les actifs (liquidités, actions, immobilier…) et tous les thèmes (inflation, défiscalisation, allocations de patrimoine), et qui va beaucoup plus loin et est beaucoup plus technique que nombre d’ouvrages généralistes qui se contentent habituellement d’expliquer des principes comme rembourser ses crédits à la consommation ou se payer en premier
Conviendra aussi bien à ceux qui sont en début de phase d’investissement pour adopter les bons réflexes, ceux qui sont en phase d’accumulation pour améliorer leur efficacité, ou ceux qui ont un patrimoine constitué et cherchent à le protéger
Le livre commence par une première partie motivante avant de rentrer dans le coeur du sujet (traité de manière assez originale), puis se termine par une partie où la mise en scéne des deux personnages, M.Pigeon et M.Richedesprit, constitue une bonne synthèse des enseignements par des exemples
Des méthodes reproductibles d’investisseur, et pas de méthode miracle basée sur un “coup de chance”…
Inconvénients :
Ceux qui ont lu les classiques de la littérature américaine (L’investisseur intelligent, Investir dans la Valeur, Père Riche Père Pauvre, Fail Safe Investing…) en apprendront beaucoup moins que les autres…
Voir le sommaire et des extraits du livre (cliquer sur “Aperçu”)
Critères pour réussir un investissement immobilier
19.6.2011 par webmaster.
Comment réussir son investissement immobilier ? Après des années de hausse, le sujet de l’ investissement immobilier intéresse beaucoup d’investisseurs et fait débat. Beaucoup souhaiteraient acheter mais ont peur de faire une erreur, de payer trop cher, d’acheter en sommet de bulles, bref de ne pas réussir leur investissement immobilier. Et c’est compréhensible, car c’est quasiment le seul placement qui oblige à investir beaucoup d’argent une fois, sans pouvoir répartir ses achats dans le temps pour minimiser les risques de mauvais timing.

Au sujet des critères d’investissement immobilier, je lis 2 grandes tendances. D’une part, ceux partisans d’un seul critère : l’emplacement, l’emplacement et l’emplacement. D’autre part, ceux qui présentent des listes à rallonge, du style « les 15 critères pour réussir son investissement immobilier »…
Pour ma part, il n’y a ni 1 ni 15 critères pour analyser l’opportunité d’un investissement immobilier. Il n’y en a que 2, mais ces 2 sont absolument nécessaires (et s’appliquent aussi bien à un investissement locatif qu’à une résidence principale):
1. L’emplacement, l’emplacement et l’emplacement
Cette formule qui répète 3 fois le mot “emplacement” est souvent comprise comme une insistance sur l’importance de l’emplacement. C’est en partie vrai, mais pas seulement, car il y a aussi différentes façons d’appréhender l’emplacement.
1.1 Emplacement = la ville
Il faut acheter un bien dans une ville dans laquelle il y a une demande pour ce bien (à l’achat & la location). Oui, mais si c’est pour une résidence principale me direz-vous, je n’ai pas le choix de la ville ! C’est vrai, mais il y a des biens qui restent en équilibre offre-demande tendu, y compris dans des villes en décroissance démographique ou déconseillées pour des investissements locatifs en petite surface. Par exemple, dans des villes moyennes de province où le marché des appartements est peu porteur, celui des pavillons non mitoyens avec terrain reste souvent très porteur…Donc bien choisir son couple type de bien/ville en jouant sur l’un ou l’autre des 2 paramètres selon vos possibilités/objectifs.
1.2 Emplacement = le quartier
L’examen des critères de rentabilité ne doit pas vous conduire à profiter de prix plus bas dans des quartiers à mauvaise réputation ou dont la réputation se dégrade (même si vous pensez cette dégradation injuste ou temporaire ou exagérée). Vous le regretterez la plupart du temps, croyez-moi !
1.3 Emplacement = situation exacte dans le quartier.
Pour 2 appartements à la même adresse, ne pensez-vous pas que le 4e étage sur cour vaudra toujours nettement + cher que le rez-de-chaussée sur rue ?
Pour 2 pavillons dans un même lotissement, n’y-a-t-il pas la ligne droite de Longchamp entre un pavillon orienté Sud avec terrasse ayant vue sur un bosquet et un avec terrasse orientée nord et vue sur un ilot locatif de 2 étages ? De même, entre un pavillon mitoyen et non-mitoyen…
2. Le rendement (y compris pour une résidence principal)
L’idée ici est de mesurer le rendement locatif brut, c’est-à-dire le rapport entre le loyer annuel hors charge auquel vous pouvez raisonnablement louer votre bien (auquel on peut rajouter le gain de défiscalisation dans le cas d’un investissement locatif défiscalisant) par son prix d’achat. Et j’insiste y compris si c’est une résidence principale, j’ai bien dit le loyer auquel vous pourriez raisonnablement louer le bien et pas auquel vous allez le louer !
Concernant les appartements en copropriété, il faut garder comme point de vigilance les charges qui ne doivent pas être excessives (ce qui me parait être le cas, si elles représentent + de 20% du loyer hors charges)
C’est ensuite que nous allons faire la différence entre résidence principale et investissement locatif sur le rendement locatif brut nécessaire. Les critères sont en effet + sévères pour un investissement locatif en raison des risque de vacance, de dégradation, et surtout d’une fiscalité beaucoup + défavorable puisque même avec un crédit vous finirez toujours un jour par être taxé sur les revenus encaissés
2.1 Cas d’une résidence principale
Il faut avoir rendement locatif brut > 6% pour un investissement comptant
OU (rendement locatif brut - Taux TEG crédit) > 2% pour un investissement avec une part majoritaire de crédit
2.2 Cas d’un investissement locatif
Il faut avoir rendement locatif brut > 8% pour un investissement comptant
OU (rendement locatif brut + rendement bonus défiscalisation éventuel - Taux TEG crédit) > 3,5% pour un investissement avec une part majoritaire de crédit

Ce système garantit une protection maximale contre les futurs aléas éventuels du marché de l’immobilier. Et ces critères peuvent être remplis quelle que soit l’époque… même actuellement avec des prix immobilier qui ont + que doublé lors de la dernière décennie !…certes en cherchant bien !
La preuve par l’exemple
Pour ma part, j’ai envisagé d’abord envisager d’acheter ma résidence principale dans la ville où je travaille actuellement….oui mais à emplacement correct je trouvais au maximum un rendement locatif brut de 4% (et même si mon banquier m’aime bien, il ne me prête pas à taux fixe de 2% TEG). J’ai ensuite envisagé l’investissement locatif, dans l’ancien puis en Scellier. Je pense qu’avec du temps, en nouant le contact sur le terrain (concierges…) pour traiter en direct propriétaire et rapidement ça aurait pu être jouable, mais seulement à ces conditions, et je n’ai pas toute cette disponibilité de temps…
Reste donc le Scellier qui permettait en 2010 d’augmenter le rendement locatif de 2.77% (25% sur 9 ans divisé par 9)…oui, mais les promoteurs des appartements en Scellier dans les villes à potentiel locatif gardent une partie de l’avantage fiscal pour eux, rémunèrent les intermédiaires de vente…et du coup vendent leur produit neuf à un prix trop élevé (supérieur parfois de + de 50% à l’équivalent ancien alors que légitiment on peut attendre 15 à 20% mais pas +), et on se retrouve alors avec un rendement locatif hors avantage fiscal de 3% maximum. Et 3+2.77=5.77% de rendement locatif brut - 3.5% = 2.27% comme taux fixe TEG de crédit nécessaire ce qui était aussi impossible.
Sauf que je me suis dit qu’on y était presque : la seule chose qui faisait capoter le critère était la marge surgonflée du promoteur. Comment faire pour payer un bien neuf à son vrai prix ? Réponse : le faire construire soi-même en étant son propre maître d’ouvrage. Du coup, j’ai choisi la ville de mes parents (ville moyenne de province en zone B2) en ciblant le bon couple emplacement/bien : un pavillon non mitoyen avec jardin (très forte demande locative pour ce type de biens ce qui n’est pas le cas pour les appartements dans la ville). J’ai acheté le terrain puis me suis présenté chez le constructeur comme quelqu’un qui faisait construire si c’était pour sa résidence principale.
Bilan des courses : un bien payé sans surcote avec un rendement locatif brut hors avantage fiscal de 4,9% soit 7.67% avantage fiscal compris. Et 7.67 - 3.5 TEG pour mon crédit= 4.17 >>3.5 !
Voilà un différentiel considérable qui permet un enrichissement, sécurise mon investissement en cas de dévissage du marché de l’immobilier, et qui lui donne potentiellement un effet de levier important en cas d’inflation !
Comment protéger son patrimoine ?
5.6.2011 par webmaster.
Les craintes de dévalorisation de patrimoine
Les titres de la presse écrite ou gratuite web sont souvent du style “ comment gagner xx % en 1 an, comment battre le marché, comment profiter de la hausse de tel actif…”.
Or, en discutant avec des amis et des lecteurs du blog, j’ai remarqué q ue nombreux étaient les gens qui souhaitaient simplement protéger leur patrimoine. C’est-à-dire conserver la richesse qu’ils ont pu accumuler avec des années de travail…
En effet, beaucoup sont conscients que des choses inédites au niveau macroéconomique ont été tentées pour résoudre la crise et craignent les conséquences. Ils peuvent se laisser convaincre au gré d’articles bien argumentés aussi bien par des partisans d’une suite inflationniste que d’une suite déflationniste des évènements…et du coup ne savent pas comment orienter leur placement (ou leur font faire la girouette au gré des variations du CAC40).
La plupart ont acquis un patrimoine bien supérieur à celui de leurs parents, profitant des années de croissance exceptionnelle de ces 5 dernières décennies, facteur incontestable d’ascension sociale. Ils ont peur de voir ce patrimoine se dévaluer soudainement, et par relation de cause à effet de baisser radicalement de niveau de vie à leur retraite, ou de ne pas pouvoir aider leurs enfants à maintenir la classe sociale qu’ils ont mis des années à acquérir…
C’est pour ces personnes qui n’arrivent pas à dormir sur les 2 oreilles (dans lequel vous vous reconnaitrez peut-être) que j’ai souhaité écrire cet article afin des les aider à retrouver le sommeil
Rappel de la théorie des cycles économique de Kondratief
Quatre périodes peuvent être distinguées dans les cycles économiques :
1. Le boom de maturité avec inflation faible & bonne croissance
Actions ++
Produits de taux (cash & obligation) +
2. Stagflation avec inflation forte & croissance faible
Métaux précieux ++
Matières premières +
Actions = (montent en monnaie courante, mais baissent légèrement en monnaie constante)
Immobilier à crédit +
Immobilier amorti -
Produits de taux (cash & obligation) — (le pouvoir d’achat de l’argent baisse très vite)
3. Boom de croissance. désinflation & forte croissance
Actions & immobilier ++ (formation de bulles)
Produits de taux (cash & obligation) +
Métaux précieux -
4. Dépression - Déflation Baisse de la croissance, inflation négative
Immobilier, actions –
Produits de taux (cash & obligation) +
Métaux précieux -,= ou + (l’or sera-t-il assimilé à de la monnaie, à une matière première ou à une valeur refuge?)
Vous pouvez trouver + de précisions sur les cycles en lisant l’article Changement de cycle économique ou nouvelle récession passagère
Il y a deux conclusions à tirer de ces cycles :
On est à tout moment dans l’un des 4 d’entre eux. Or, les meilleurs placements d’un cycle étant les pires d’un autre, il y a beaucoup d’argent à perdre si on identifie mal le cycle
La situation économique particulière actuelle incite à faire des prévisions pour savoir vers quel cycle nous allons. On peut en effet identifier la succession logique des 4 cycles (début = 1929) puis 1 (début = 1945) puis 2 (début = 1970) puis 3 (début = 1980) dans les pays occidentaux. Oui, mais où en sommes nous ? Dans une économie non-mondialisée et sans l’intervention des banque centrales avec le quantitative easing (qui revient à imprimer de la monnaie ex-nihilo), nous serions sans contexte en phase 4. OUI, MAIS d’une part les pays émergents entrent plutôt dans une situation d’inflation difficile à maîtriser et donc proche de leur phase 2 et d’autre part le quantitative easing pourrait générer en excès l’inflation qu’il cherche à créer artificiellement
(principe détaillé des mécanismes mis en jeu par le quantitave easing)
Les économistes sont divisés comme jamais entre ceux qui pensent que nous continuerons la phase 3 encore pour un bon moment, ceux qui pensent que la phase 4 est inévitable car c’est la suite logique, et ceux qui pensent que toutes les conditions pour un retour en phase 2 sont présentes.
Différence entre investir et spéculer
Quelle est la vraie différence entre investir et spéculer ? elle peut être définie de plusieurs façons. Certains la définiront la spéculation par l’utilisation de produits à leviers (warrants, turbo et autre CFD), d’autres diront que spéculer c’est chercher des gains à un horizon proche contrairement à l’investissement qui est à long terme - pour ma part, j’aime bien cette dernière  - Enfin , les derniers diront que spéculer c’est risquer inconsciemment une part importante de son patrimoine…
Dans l’optique de l’article d’aujourd’hui, dont le but est je le rappelle de pouvoir dormir sur ses deux oreilles sans craindre l’effondrement de la valeur de son patrimoine, je vais risquer une distinction différente :
Spéculer c’est placer son argent en tenant compte de ses prévisions (d’évolution de l’économie, de la croissance, du CAC 40, des taux…)
Investir, c’est placer son argent sans tenir compte de prévisions (les nôtres ou celle des autres)
Ainsi, si demain voyant que ce que vous constatez en faisant vos courses c’est plutôt de l’inflation, vous vous dîtes que le retour à la phase 2 est celui qui vous convainc le + et achetez de l’or ou du pétrole, vous faites une prévision et donc vous êtes un spéculateur…car vous avez sélectionné un secteur en pensant qu’il fera mieux que la moyenne…et ce sera le cas si vous avez raison car d’autres investisseurs auront visé d’autres scenarii et perdu…
Vous avez voulu prendre un pari pour faire mieux que les autres , et c’est normal car dans la nature humaine !
Oui, mais si vous vous êtes trompé…Et bien, non seulement vous allez faire moins bien que le marché mais mal vivre vos pertes. Et c’est cette perspective ou devrais-je dire cette peur qui trouble le sommeil de nos amis dont nous parlions en introduction !
Théorie du portefeuille permanent
J’ai lu récemment avec intérêt un livre assez ancien, intitulé Fail Safe Investing d’Harry Browne. J’y ai découvert sa théorie du portefeuille permanent
Pour la résumer, il s’agit d’un portefeuille composé en permanence de :
25% d’or
25 % d’actions
25 % de cash
25% d’obligations
Le portefeuille permanent maintient cette répartition quoi qu’il arrive par un ajustement (annuel par exemple) ce qui conduit à vendre ce qui a monté pour acheter ce qui a baissé (acheter ce qui n’est pas cher et vendre ce qui est cher est à mon sens un bien meilleur principe d’investissement à long terme que la spéculation consistant à suivre trop tard les foules en espérant que ce qui a monté “monte encore jusqu’au ciel”…).
L’application de la théorie du portefeuille permanent nécessite beaucoup de discipline, mais a l’énorme avantage d’associer sécurité, stabilité et simplicité. Les résultats du portefeuille permanent pendant 29 ans (de 1970 à 1998) montrent une progression stable quel que soit l’environnement économique (inflation, croissance et récession).
J’ai constaté avec étonnement -et un peu de fierté oui je l’avoue - que j’avais écris avant la lecture de ce livre décrit sur la page optimisation du site mes investissements un principe de gestion du patrimoine (imaginé à partir de mon expérience personnelle) très proche de celui théorisé par Harry Browne avec son portefeuille permanent. Y compris en proposant de garder une petite somme à coté de ce portefeuille permanent pour essayer de battre le marché, faire ses prévisions, essayer d’être plus malin que le voisin, spéculer quoi ! Car la nature humaine est ainsi faite qu’il est trop difficile de s’astreindre stricto-sensu à la discipline qu’impose le portefeuille permanent sans une telle soupape de sécurité !!!
Mon adaptation contemporaine de la théorie du portefeuille permanent
Le portefeuille permanent de Harry Browne a à mon sens 2 inconvénients majeurs :
il ne tient ni compte d’immobilier, ni des dettes.
il place 25% en cash et 25% en obligations, alors que hors cas de défaut de l’émetteur de l’obligation ces 2 actifs évoluent en sens identique pour un même cycle économique
C’est pourquoi j’ai imaginé un portefeuille permanent contemporain permettant d’éviter ces 2 écueils qui est composé de la façon suivante :
35% immobilier (représentant la part amortie de l’actif immobilier, c’est-à-dire la valeur de l’actif moins le capital restant dû sur l’éventuel crédit associé
10% de métaux précieux, majoritairement or
22.5% actions dont impérativement :
- 5% d’actions liés à des matières premières (donc d’entreprise profitant de l’inflation) : parapétrolières, pétrolières, et dans une moindre mesure services énergétiques
- 5% d’actions investies dans la valeur (qui ne sont en général pas des actions de croissance mais plutôt des actions à gros rendement, faible PER) qui baisseront moins en phase de récession.
Les 12,5% restants sont diversifiés par secteur d’activité et au niveau géographique.
22.5% d’assimilés cash (livrets, fonds euros, obligations…)
10% de portefeuille libre et variable
des dettes (crédit immobilier) qui représentent idéalement 15% de l’actif net (soit 15/35= environ 42% des actifs immobiliers)
Le portefeuille contemporain construit ci-dessus appelle 2 remarques :
D’une part, il est applicable principalement à un patrimoine déjà constitué, sinon la part immobilier risquerait de peser +. Mais c’est logique car cet article s’adresse avant tout à ceux à qui la nouvelle situation économique post-2008 donne des insomnies sur la peur de voir leur patrimoine perdre de son pouvoir d’achat. Et pour avoir des insomnies, il faut que ce patrimoine soit constitué
Les 10% de portefeuille libre et variable concerne des investissements que vous choisirez en fonction de vos prévisions du futur. Votre nécessaire dose d’adrénaline. Vous pensez que la bourse va monter, augmentez vos 22.5% à 32.5%, si vous pariez sur l’immobilier passez ce poste à 45%. Ces 10% sont en quelque sort la partie de votre patrimoine que vous êtes prêt à jouer ! pas nécessairement à quitte ou double, mais où vous pourrez jubiler de vos bonnes inspirations et où la portée limitée de vos échecs sera digestible.
Ce portefeuille contemporain répondra à toutes les situations :
en situation de croissance et inflation faible, son taux de rendement sera tout à fait correct
En période d”inflation, la valorisation de l’or et la dévalorisation des dettes permettront des surperformances. Les actions matières premières augmenteront, l’immobilier et les autres actions pourraient se dévaloriser en monnaie constante mais devraient continuer à se valoriser en monnaie courante par phénomène de fuite vers les actifs tangibles
En période de déflation généralisée, le cash reste présent en quantité importante et gagnera du pouvoir d’achat et l’or devrait se comporter comme une monnaie (avec un statut de valeur refuge suite aux craintes de défaut & faillites sur les autres actifs)
une baisse isolée d’un actif, par exemple krach sur l’immobilier n’a rien d’insurmontable. Aucun actif ne dépasse 35% du patrimoine. Et à terme ce pourrait être une bonne opération, la répartition constante du portefeuille permanent contemporain obligeant à un moment donné à acheter pendant les soldes en prenant en parallèle ses plus-values les actifs ayant le + augmenté avant que celle-ci ne fondent…

En conclusion, pour ceux qui se seront reconnus dans l’introduction, arrêter de vous prendre la tête suite à la lecture d’articles économiques en imaginant tous les scenarii imaginables et leurs conséquences sur votre patrimoine. Si vous aimez la finance et les placements, amusez-vous bien avec portefeuille libre et variable. Et surtout dormez mieux en pensant que votre portefeuille permanent contemporain ne peut pas vous conduire à la catastrophe quelle que soit les circonstances !
Et si le débat inflation - déflation résultait d’un équilibre stable plutôt qu’instable ?
6.2.2010 par Julien Delagrandanne.
Si on considère que suite à la perturbation initiée par la bulle de crédit, et son explosion mise à jour par la crise de fin 2008, nous sommes à l’aube d’une rupture des 2-3 décennies de croissance que nous venons de vivre, deux théories s’opposent dans les milieux économiques. Il est d’ailleurs assez rare qu’une situation ait fait autant débat , le consensus (même faux…) ayant plutôt été la norme ces dernières années. D’autant que je n’aborde pas le 3ème camp, i.e ceux pensant que nous allons à terme revenir à la situation de croissance/inflation modérée, antérieure à la crise

D’une part, les déflationnistes se réfèrent à l’histoire, aux cycles de Kondratieff (4 saisons : printemps, été, automne, hiver se reproduisant tous les 60 à 80 ans), et prennent la crise des années 1930 comme dernier exemple en date de l’hiver de Kondratieff (en étendant éventuellement à la crise des années 1870 sur laquelle moins d’informations précises sont disponibles). Un hiver de Kondratieff fait suite à l’automne, période quant à elle prospère et alimentée par des bulles. Les perspectives d’augmentation des actifs font que le crédit est distribué largement, y compris à des acteurs qui finiront à terme par se révéler insolvables (si l’on prend le consommateur individuel comme exemple d’acteur, l’illustration pertinente est alors représentée par les surprimes et l’immobilier aux USA. Mais il faut également entendre par acteurs les autres agents économiques comme les entreprises).
Une fois que les dettes deviennent difficiles à rembourser, des ventes massif d’actifs afin de liquider la dette en excès interviennent d’une part, et la distribution du crédit se tarit d’autre part. La masse monétaire se contracte (via l’agrégat M2 notamment), les ventes d’actifs entraînant dans le même temps une pression baissière sur les prix. La théorie quantitative de la monnaie, et notamment l’équation d’Irving Fisher illustrent bien ce phénomène : MV=P*T (avec M la masse monétaire en circulation au sens large [M1+M2+M3 c’est-à-dire qu’au-delà des pièces et billets en circulation, le crédit distribué y est intégré], V sa vitesse de circulation, P le niveau des prix et T le volume d’affaires pendant une période donnée).
La dépréciation des actifs ainsi que la hausse du chômage qui apparaît, entraînent une chute de confiance, qui se matérialise alors par une augmentation de la thésaurisation et donc une diminution de la vitesse de circulation de la monnaie. Celle-ci s’effectue, selon l’équation d’Irving Fisher ci-dessus, en parallèle d’une baisse des prix et d’une diminution du volume d’affaires (pourquoi acheter aujourd’hui ce qui sera moins cher demain ?). Il s’en suit alors une véritable phase dépressionnaire, et on peut donc bien parler de “spirale” déflationniste, les évènements décrits ci-dessus s’alimentant les uns les autres.
Une période déflationniste est donc caractérisée par une baisse du prix des actifs (tous les bien réels : actions, immobilier…), une baisse des taux d’intérêt nominaux et une hausse des taux réels.
En période de déflation, les meilleurs placements sont le cash dont le pouvoir d’achat augmente, et les obligations à taux fixes de haute qualité. Les moins bons placements sont les actifs tangibles (actions, immobilier…) qui voient quant à eux leur valeur s’effriter. Il faut noter par ailleurs que la charge des acteurs endettés s’alourdit.
C’est schématiquement ce qui s’est passé lors de la grande dépression, qui faisait suite à 10 années de boom économique, lié notamment au développement de l’automobile. Les déflationniste font le parallèle avec la croissance qui a été alimentée ces dernières années par la rupture technologique dans le domaine informatique/technologie de communication, et de développement des pays émergents.
D’autre part, les inflationnistes ne contestent pas cette version de l’histoire.Toutefois, ils considèrent qu’un traitement bien différent a été cette fois administré au malade, i.e à notre économie. Afin de contrer la baisse de la masse monétaire, les banques centrales, notamment la Fed avec Ben Bernanke pour leader, ont adopté des mesures non conventionnelles dites de quantitave easing. Les autres banques centrales, BCE et BoE , l’ont imitée, tout en étant légèrement moins “extrémistes” dans l’application. Pour illustrer de façon simpliste, ces mesures consistent tout simplement pour les banques centrales à élargir leurs bilans, par le biais de rachats des actifs/créances insolvables, et ce à partir de monnaie qu’elle créent ex nihilo.
Le but étant, toujours selon l’équation d’Irving Fisher, de contrer la baisse de masse monétaire qu’entraînerait la disparition de créances insolvables (baisse de M2) par une augmentation de la masse monétaire en circulation (hausse de M1) afin de maintenir le niveau de M, et ainsi d’empêcher le niveau des prix P de baisser (niveau visé = légère inflation de 2%/an), et par conséquent d’éviter les conséquences fâcheuses d’une spirale déflationniste illustrées plus haut.
L’argument des inflationnistes, est que ce type d’outil de pilotage par les banques centrales, inexistant il y a 80 ans, permet non seulement d’enrayer tout début de spirale déflationniste, mais à été utilisé à l’excès. Ils considèrent que la monnaie imprimée ex nihilo l’aurait été dans des proportions plus importantes que nécessaire, c’est-à-dire au delà du volume de crédit “pourris”/actifs douteux. Soit par mauvaise évaluation du caractère extrême de la situation, soit de façon plus volontaire parce qu’un retour d’une inflation élevée arrangerait bien les Etats, très endettés suite aux plans de relance massifs et à leurs déficits 2009, qui verraient de facto la valeur réelle de leur dette diminuer…
Mais si un excès de monnaie avait été créé, pourquoi ne serions-nous pas déjà en situation d’inflation, me direz-vous ? Eh bien, la situation ne serait tout simplement pas observable dès aujourd’hui, car la situation de crise entraîne tout de même une baisse de la vitesse de circulation de la monnaie, liée au ralentissement de l’activité économique, de sorte que le terme M*V de l’équation d’Irving Fisher reste peu ou prou stable. Les inflationnistes considèrent néanmoins que cette montagne de monnaie imprimée par “la planche à billets électronique” sera une bombe à retardement aussitôt que la vitesse de circulation de la monnaie se remettra à augmenter, créant une situation de stagflation similaire à celle des années 1970.
Les meilleurs placements dans une situation inflationniste sont les actifs tangibles, les matières premières notamment, et dans une moindre mesure les actions (qui montent en valeur nominale mais pas nécessairement en valeur réelle), et l’immobilier (actif tangible certes, mais qui est acheté en bout de chaine par des primos-accédants pénalisés par les taux d’emprunts). Le cash et les obligations à taux fixe sont les moins bons placements.
On voit donc que les 2 scénarii sont très différents et l’on peut trouver aux arguments une certaine logique dans chacun des cas. Mais soyons plus terre à terre, la vraie problématique est que les meilleurs placements (resp. les plus mauvais) sont diamétralement opposés dans les deux situations, ce qui pose une vraie question de répartition des actifs dans une stratégie de gestion patrimoniale.
Personnellement, je remarque que les théoriciens économiques qui s’opposent sur cette question pensent qu’une fois que le chemin vers la situation qu’ils privilégient sera tracé nous serons partis pour 10 ans. On devrait donc s’attendre soit à une décennie déflationniste, soit à une décennie stagflationniste. Si on compare à des lois physiques, ils font en quelque sorte le postulat d’un équilibre instable : partant d’une situation aujourd’hui en “équilibre”, i.e qui n’est ni déflationniste, ni fortement inflationniste, ils considèrent que la perturbation à laquelle ils donnent le plus de poids (liquidation de la dette en excès vs. hausse trop brutale de la masse monétaire) va finir par créer un déséquilibre, qui, une fois créé, sera irréversible pour la décennie à venir.

Pour ma part, j’oserais me demander si nous ne sommes pas plutôt dans un équilibre stable. C’est-à-dire que les 2 situations développées ci-dessus, déflationniste d’une part, et stagflationniste d’autre part, pourraient alterner entre elles par période de quelques mois. On aurait ainsi des oscillations autour d’un certaine équilibre, alternant des phases de déflation et ds phases de stagflation. Les forces opposées mises en jeu (liquidation de l’excès de dette vs. monnaie émise) prenant chacune à leur tour le pas sur l’autre. Cet équilibre stable serait nécessairement temporaire, mais aurait néanmoins le mérite d’exister à un moment donné. Et ce phénomène pourrait bien durer quelques années…
Si on regarde ce qui s’est passé depuis la crise d’octobre 2008, cette théorie peut tenir la route, puisqu’on peut considérer qu’on à une phase déflationniste d’octobre 2008 à avril 2009 (baisse des actifs : fore baisse des actions et l’immobilier US, baisse de l’immobilier européen), a succédé entre avril 2009 et janvier 2010 une phase stagflationniste (stabilisation de l’immobilier, forte hausse des actions qui pourrait être plus due à l’investissement sur les marchés de l’argent créé par les banques centrales qu’à une vraie création de richesses supplémentaire par les entreprises…).

La validation de cette théorie de l’équilibre stable validerait deux éléments :
1. que les banques centrales sont compétentes, puisqu’elles arriveraient en fait, à quelques erreurs temporaires près, à injecter la masse monétaire nécessaire au système, sans aller jusqu’à l’excès de création, et constitueraient de facto un outil de pilotage efficace.
2. que les stratégies d’ investissement devront être plus dynamiques pour ceux qui veulent prendre de la valeur au delà d’une simple conservation patrimoniale, et qu’une simple diversification des actifs ne sera pas optimale. Une stratégie de diversification statique conservera certes un effet amortisseur, mais aura du mal à générer une augmentation de la valeur.
Julien Delagrandanne

Idées de placements originaux, sortant des sentiers battus
22.11.2009 par webmaster.
Comme vous le savez, d’un point de vue de l’investisseur contrarien , investir dans des placements qui sont un peu en dehors de ceux plébiscités par la foule ou la mode, est souvent intéressant a minima pour une raison évidente : s’il y a moins de concurrence entre les acheteurs, les prix sont plus accessibles.
Nous sommes par ailleurs dans un contexte de grande incertitude économique, qui fait suscite encore aujourd’hui de nombreux débats (reprise en U, V, W…nouvelle récession venir, décennie 2010-2020 déflationniste ou inflationniste…)

Pour moi, une bonne couverture dans ce contexte d’incertitudes serait d’accumuler de placements tangibles (pour se prévenir d’une inflation et donc d’une érosion des monnaies), mais en les choisissant parmi ceux qui ont peu flambé au cours des 2 dernières décennies, ce pour limiter les risques en cas de scénario déflationniste (l’immobilier bâti ne répond donc pas à ces critères)
Dans ce contexte, je propose à votre réflexion 3 placements qui sortent des sentiers battus, devant être vus pour du long terme et du très long terme.
1. Les forêts. Au delà des avantages fiscaux, le bois commence à revenir à la mode, aussi bien pour sa bonne image en terme de chauffage, que pour la construction. Les forêts restent à ce jour assez abordables
2. Les terres agricoles, à très long terme, semblent être un bon placement. Le prix est encore abordable. Avec la croissance de la population, les besoins en alimentation devraient augmenter, d’autant plus que si l’inévitable découplage des émergents s’opère à terme, nous reviendrons peut-être à plus d’agriculture “in situ” pour les besoins en alimentation de la population française. Un investissement que vos petits-enfants ne regretteront pas ??
3. L’argent métal physique. Les investisseurs se ruent sur l’or physique en raison des craintes d’inflation et de stagflation. Pourquoi ne pas prendre un peu d’argent physique? Celui-ci a en effet quelques avantages.
- Sa mixité métal industriel/métal précieux. En cas de stagflation/dépression, il profitera de l’envolée de l’or si ce dernier confirme son statut de valeur refuge. En cas de retour à une croissance saine, il profitera de son statut de métal industriel et de la croissance des émergents.
- L’argent est aujourd’hui d’un point de vue historique très long terme beaucoup moins cher que l’or. Certes, comme l’or, le prix de l’argent a notablement monté depuis 2000. Néanmoins, le ratio or/argent est aujourd’hui d’un point de 70 contre une moyenne historique long terme de 15. Pour l’anecdote, un ratio de 15 était celui en application à l’époque de pièces napoléoniennes au niveau du métal contenu dans les pièces d’or et d’argent ayant uen valeur faciale en francs (5.81 g d’or pur dans un Napoleon 20 F et 4,5 g d’argent pur dans une pièce de 1F argent). Or, au XIXe siècle ce ratio est passé en-dessous de 15, au point que les gens fondaient les pièces d’argent pour récupérer avec 20F argent une valeur supérieure à celle d’une pièce de 20F or…

Point sur les produits de défiscalisation fin 2009 permettant de réduire ses impôts payés en 2010
6.11.2009 par webmaster.

Je rappelle ici que tous les avantages fiscaux sont donnés en contrepartie d’une prise de risque. Plutôt que de s’en tenir à cette mise en garde souvent précisée sur de nombreux sites sans aller plus loin, je tirerais personnellement de cette phrase une conclusion : pour moi, toute réduction d’impôts inférieure à 30% du montant de l’investissement est, dans le contexte actuel d’environnement économique incertain, insuffisante : exit donc par exemple les FCPI classiques qui se limitent à 25% et dont les frais souvent à plus de 3% par an rabotent une partie de l’avantage fiscal.
Mes placements défiscalisants préférés à fin 2009 sont par ordre décroissant d’intérêt :
1. Les SOFICA, permettant une réduction d’impôts de 48%du montant investi, tout en effectuant une diversification (cinéma/audiovisuel) par rapport avoirs communément placés dans un patrimoine. cf principe détaillé de l’investissement en sofica et le rendement des placements en sofica. La seule nouveauté en cette année 2009, est que la variante 8 ans à capital garanti a disparu, et que seule la variante Sofica 5 ans capital non garanti perdure (qui était toutefois celle que je privilégiais).
2. Le FIP Corse qui permet une réduction d’impôts de 50% du montant investi. Mon sentiment n’a pas change à ce sujet depuis cet article d’analyse de l’intérêt de l’investissement en FIP Corse
3. Dans une moindre mesure et pour une part de quelques % du patrimoine seulement, les SCPI Scellier dans leur variante Scellier social. La réduction d’impôts est de 31% à 37%, étalée sur 12 à 15 ans (contrairement aux 2 investissements précédents où elle est intégralement imputée l’année de la souscription) selon la date prévisionnelle de liquidation de la SCPI Scellier. L’investissement en immobilier neuf est cher actuellement, et les SCPI prennent des frais (mais peuvent en contrepartie avoir un pouvoir de négociation dû au volume). Mais si la règle de la réduction Scellier change dès 2010 (20% de réduction sur les 9 premières années contre 25% pour un investissement en 2009), vous profiterez via vos SCPI de la réduction 2009 maximum (c’est la date d’achats de parts qui fait référence dans le cas d’un achat de parts de SCPI contrairement à un investissement en direct en maison ou appartement Scellier où c’est la date de livraison), et la SCPI ayant 2-3 ans pour constituer son patrimoine, elle profitera peut-être de meilleurs prix, les programmes devenant de facto plus difficiles à écouler pour les promoteurs auprès des particuliers. A noter par ailleurs que parmi ces 3 propositions de placement de défiscalisation, les SCPI Scellier sont le seul qui peut être souscrit à crédit. 3 SCPI Scellier Social sont disponibles actuellement :
Elysées Residence 5, 37% de réduction sur 15 ans, investissement minimal 30 000 €
Primo 1, 31% de réduction sur 12 ans, investissement minimal 4 800 €
Renovalor2, 31% de réduction sur 12 ans, investissement minimal 20 000 €. A noter que celle-ci se concentre en priorité à des programmes de Rénovation Scellier ancien

CAC à l’approche de 3400 : Rebond temporaire de marché baissier ou anticipation saine de la sortie de crise ?
13.6.2009 par webmaster.

Le CAC 40 a effectue un bond quasi continu de près de 40% depuis les minima atteints en début d’année. Les nouvelles sur le front macroéconomiques semblent meilleures. Que faut-il faire ? Les indices étaient-ils tombés trop bas ? Faut-il se replacer, ou si on ne le fait pas ne risque-t-on pas de laisser passer une opportunité historique ? Voilà les question que se posent aujourd’hui beaucoup d’entre vous…

Je recommanderais à titre personnel la plus grande prudence pour les 3 raisons suivantes :
- Le CAC bute vraiment sur 3400 et semble incapable de dépasser ce niveau durablement.
- Les marchés sont très optimistes. La confiance dans un potentiel de hausse additionnelle semble assez consensuelle. Justement, à la fois dans un esprit contrarien, et parce que les marchés semblent trop optimistes (exemple flagrant : le marché considère comme une bonne nouvelle la simple décélèration des destructions d’emploi, mais même si ça “décélère” tant qu’il y a destruction d’emploi le taux de chômage ne baisse pas, loin de là…), cette confiance élevée n’est pas particulièrement bon signe et peut être le prélude à un retournement de tendance !!
- On approche de la période estivale qui est la plupart du temps assez peu favorable à la hausse des marchés.>
A titre personnel, je recommanderais donc d’être très prudent et j’accorde du crédit à l’hypothèse d’un rebond temporaire de marché baissier qui nous verrait retoucher d’ici quelques mois les minima de début d’année aux alentours de 2450. D’autant que la période estivale est potentiellement dangeureuse. Pour ceux qui auraient profité du rebond et souhaiteraient mettre quelques liquidités à l’abri, à noter qu’ING Direct offre un taux de 4,5 %brut garanti jusqu’au 31/10/09 sur son livret € (épargne liquide disponible) pour toute 1ère ouverture d’un livret avec 500 € mini de versement sous réserve de fournir un code de parrainage que vous pouvez obtenir en en faisant la demande ici (4,0% brut sans code de parrainage). Taux sans risque qui par les temps qui courent (surtout avec une nouvelle baisse probable du taux du livret A au 01/08/2009) n’est pas si mal…
Une idée pour optimiser le rendement de son argent mis au chaud en ce début d’année…
27.1.2009 par webmaster.
En ce début d’année 2009 qui tend à confirmer les craintes déflationnistes, la part la plus importante d’un patrimoine se doit d’être en équivalent cash. Mais seulement voilà, les taux des livrets A et de Développement Durable sont tombés à 2,5% et les comptes sur livrets ou à terme sont aux alentours de 2,50% brut (soit seulement 1,7% net environ).

Seuls les fonds euros d’assurance-vie qui ont un temps de latence beaucoup plus élevé devraient pouvoir maintenir des rendements beaucoup plus intéressants (4,4% reste à ce jour envisageable pour 2009 et aux alentours de 4% pour 2010).
Mais voilà, on vous dit qu’en raison de sa taxation particulière, l’assurance-vie est un “bon plan” seulement pour ceux qui n’ont pas besoin de l’argent d’ici 8 ans (si vous n’en avez pas à ce jour) ou encore dans le cas où vous l’avez ouverte depuis plus de 8 ans.
Et c’est dans ce discours (il faut toujours se méfier des phrases que la presse - y compris économique - tente d’ériger en “lois”) qu’on oublie une frange importante de la population. Imaginez que vous ayez souscrit une assurance-vie disons il y a 2 ans à hauteur de 11 000 €.Vous avez été surpris par le retournement du marché et avez tardé avant de basculer vos unités de compte actions vers le fond en euros, de sorte que votre capital est désormais de 10 000 € (soit une moins-value latente de 1000 € sur votre contrat). Vous pouvez alors générer 1000 € d’intérêts nets d’impôts (les intérêts s’appliquant en effet sur la plus-value du contrat global). C’est-à-dire que vous pouvez placer des sommes supplémentaires pour 1 ou 2 ans seulement sur votre contrat que vous pourrez retirer dès votre moins-value compensée sans imposition. De quoi faire un rendement net supérieur à 4%. Morale de l’histoire si ce cas vous concerne : pensez toujours à votre cas particulier au-delà de discours très généralistes (qui parfois de surcroît induisent en erreur !, souvenez vous par exemple de “dans la pierre, on ne peut pas perdre…”), il faut devenir autonome pour optimiser ses placements…
Placement de sa nouvelle épargne ?
18.12.2008 par webmaster.
On parle souvent du placement de son patrimoine,mais que faire de sa nouvelle épargne, i.E l’argent qu’on arrive encore à mettre tous les mois de coté dans ce contexte de crise ?

Actuellement, la voie de la déflation est pour moi la plus probable, et la position à détenir majoritairement est le cash. Tous les signaux vont dans ce sens : déflation de tous les actifs (matières premières, actions, immobilier), et les taux longs restent très bas. C’est Loic Abadie qui illustre le mieux cette vision. L’occurence la plus probable est que nous nous trouvions dans un scénario à la Japonaise (cependant, je ne fait qu’une analogie de forme et pas de durée pour l’instant). Dans ce contexte, la répartition idéale de l’épargne de base est 80% cash, 5% or physique (à titre d’assurance), 5% de pétrole/actions pétrolières (protection partielle contre une reprise de l’inflation), 10% d’actions classiques (utile pour un retournement de tendance surprise au cas où nous ne trouverions finalement que dans une récession “classique”)
Toutefois, j’évite d’être trop monomaniaque (car ce sont ceux qui l’ont trop été qui viennent de perdre la moitié de leur patrimoine…).
Par exemple, je reste attentif au fait par que :
- certains trouvent plus de similitude à la crise actuelle avec celle de 1870 qu’à celle de 1929, (cf cet article. malheureusement, j’ai du mal à rassembler des données sur le contexte inflationniste ou déflationniste à cette période très lointaine
- certains qui pourtant ( ce n’est pas encore le cas de tout le monde) sont conscient que le problème initial vient d’un excés de dette ont des visions plus inflationnistes, cf. par exemple cette étude
Par conséquent, je n’écarte pas totalement la possibilité que les Etats arrivent à créer une inflation “douce” à 10%/an (car c’est bien leur intention même si ce n’est jamais quelque chose qui sera avoué au petit peuple, car il est trop ignorant en économie pour comprendre que l’inflation règlerait certains des problèmes actuels en épongeant la dette). Attention, je n’ai pas dit que je le considérais comme le plus probable car les Etats ont à faire face à beaucoup d’embûches pour concrétiser leur intention, mais seulement que je ne voulais pas l’écarter totalement.
C’est pourquoi je rajoute comme assurance contre cette possibilité le placement de 20% de ma NOUVELLE épargne [depuis septembre] en pétrole (en essayant de l’acheter en dessous de 30€/bl), et les 80% restants en équivalents cash (livrets…). En effet, au-delà des 5% d’or physique d’assurance contre un nouveau système, le pétrole est une assurance pas si chère que ça actuellement (40$/1.44 = 28 €), puisque un historique d’une vingtaine d’années en euros constants donne un mini aux alentours de 20 € pour le baril. C’est donc un mix assurance/placement très long terme, même si je suis conscient que le pétrole garde un potentiel de baisse à court terme (c’est bien pour ça que je n’y mets que 20% de ma nouvelle épargne)
Avis sur le FIP Corse - produit de défiscalisation
9.11.2008 par webmaster.
On entend tout et son contraire sur le FIP Corse qui donne droit à une réduction d’impôt immédiat de 50% du montant investi (contrairement aux FCPI ou FIP IR classiques qui ne donnent droit qu’à 25%). D’une part, certains prétendent que c’est un investissement tellement risqué que les 50% de réduction d’impôt sur le revenu ne sont pas suffisants. D’autres part, d’autres le qualifient d’affaire du siècle (mais nous savons que certains prennent tellement plaisir à bénéficier d’avantages fiscaux qu’ils oublient de faire attention au produit sur lequel ils investissent…).
Essayons donc de poser le problème de façon factuelle (et uniquement de façon factuelle).

Vous investissez 1000 € dans le FIP Corse. Vous allez payer 1035 € en moyenne (frais d’entrée compris).
L’avantage fiscal représente 50%*1035 = 518 €.
Votre investissement vous revient donc à 518 €.
On dit souvent que les frais de gestion annuelle “mangent” la performance sur les FCPI-FIP. Essayons donc de les “ôter” de notre investissement : ils s’élèvent ici à 3,5% et comptons que le produit sera remboursé après 8 ans. Ils représentent 1000-(100%-3,5%)^8*1000 = 248 €. Il vous reste donc 752 € d’investissement une fois que les gens qui dénichent les actions ont été payés.
Sur le FIP Corse, 40% du fond est placé en valeur monétaires “sans risques” soit 400 €. Cette part sans risque va rapporter des intérêts, qui viendront atténuer les frais sur cette partie. Celà étant dit, il est normal que cette part rapporte sur 8 ans pour éviter une érosion due à l”inflation; on ne prendra donc pas en compte ces revenus dans le raisonnement et on conservera le calcul de 248 € de frais susmentionné.
Vous obtenez donc pour 60%*752 = 452 € d’actions de PME Corses que vous payez 518-(400-40%*248) = 217 € soit 217/452= 48% de leur prix. Et vous obtenez ceci en échange d’un blocage de votre argent pendant 8 à 10 ans. Voilà enfin quelque chose de factuel !
Parlons contexte maintenant et passons donc temporairement du factuel à ma propre perception . Est-ce que c’est intéressant ? On peut supposer que les actions vont être achetées à un moment intéressant et donc à bon prix , puisque le FIP peut attendre jusqu’à fin 2010 pour boucler sa part PME Corse. On peut donc penser que c’est un moment où la phase de déflation aura fait une bonne partie de son effet et que le coeur de la crise actuelle (encore légèrement sous-estimée en temps et durée par le consensus qui table sur une croissance de 0,5 à 1% à mon sens) serait sur sa fin - avant un retour de l’inflation et une crise plus légère (rebonds - remous). Mais d’une part, le FIP investit dans des actions non cotées dont la valeur et le juste prix sont moins réactifs et transparents que pour une action cotée, et d’autre part ce ne sont pas les actions Corses qui devraient profiter le plus en sortie de crise (plutôt actions matières premières).
En conclusion, si on reste uniquement sur le factuel, avec le FIP Corse, on place 40% de la somme versé en produits monétaires “sans risques” ET on achète des actions de PME Corses que l’on paye moins de la moitié de leur valeur (y.c frais de gestion annuels du fond ) en échange d’un blocage de son argent 8 à 10 ans.


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